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Publié par philippe Guillaume

Le policier qui, avec son solide bon sens de pandore, prétend à la fin du film qu'il faut être bien bête pour croire qu'une main puisse marcher toute seule a naturellement raison. Il n'empêche que nous avons été fascinés par cette folle histoire surréaliste.

Avant d'avoir vu ce film de Robert Florey, Français exilé à Hollywood depuis les années 20, je n'imaginais pas qu'une main puisse être plus répugnante que le monstre du Gévaudan, plus terrifiante qu'un Godzilla en carton pâte crachant le feu. 

Château gothique dans un royaume d’opérette, vieux despote mélomane, testament surprise, couple en danger, héritiers cupides, et enfin secrétaire déplafonné en la personne de Peter Lorre que nous prenons en pitié !....

Déjà ce dernier avait rencontré des paluches meurtrières autonomes dans " Les mains d'Orlac "de Karl Freund et Pierre Fresnay trimbalait dans un coffret de bois une " bête à 5 doigts "qu'il devait impérativement rendre au moine Maximus Léo afin de rompre un pacte séculaire avec le diable. (" La main du diable " de Maurice Tourneur reste une réussite exceptionnelle du cinéma fantastique français qui en compte si peu)                                             

 La puissance de ces mains baladeuses nous troublent plus que celle de ma  sœur et, gare au zouave dans la culotte duquel, par malheur, elles se glisseraient ! Peter Lorre, aux tristes yeux globuleux, porte, ici, par antiphrase le prénom d'Hillary et attire la sympathie.

Ces salopards d'héritiers veulent piquer ses bouquins et le priver de sa touchante passion pour l'astrologie. Ils méritent à coup sûr que la main tranchée du mort les saisisse au collet et leur torde le gésier.

Dés le départ on ne croit pas à la résurrection de Victor Francen, on soupçonne notre ami Lorre  mais la présence de la main meurtrière instille le doute. Fruit des hallucinations d'Hillary, la " bête " est des plus convaincantes dans le combat final quand, jetée au feu, elle revient et grimpe comme une sangsue vers la gorge du malheureux.

Le mot de la fin revient au policier cité plus haut, dans une scène pleine d'un humour qui, loin de tuer la fascination, la renforce ! Nous voilà convaincus s'il en était besoin, avec Jean Louis Bory qu' " au cinéma toutes extravagances sont non seulement permises mais réalisées "...                                                        

 
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