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Publié par elsapopin

En janvier les eaux sont toujours hautes et troubles. Par les journées claires, pêchez à la volante les perches et les chevesnes qui se sont réfugiés sur les bords depuis le début des crues, en remplaçant la sauterelle par un ver de terreau.

Suivant la rivière on emploiera une canne de 3 ou 5 mètres, et toujours afin de faciliter la précision du jet, la longueur de la canne et celle de la ligne sont égales.

Comme on affrontera certainement des adversaires de poids, grosses perches et chevesnes dépassant le kilo, il convient de se monter solidement.

Prenez pour corps de ligne un cat-gut N°3,terminé sur l'empile par une racine 3X. Sur cet empile montez un hameçon irlandais forgé N°10, et au-dessus de la palette de cet hameçon, pincez un grain de plomb qui accélérera la descente de l'esche dans l'eau.

La particularité de cette pêche réside dans l'adjonction à la ligne d'un tout petit flotteur en plume de paon de deux centimètres de long.

Quelle que soit la profondeur de la rivière, ce flotteur restera fixé toujours à trente centimètres au-dessus de l'hameçon ; c'est une condition essentielle de la réussite.

Comme esche on emploie un ver de terreau.

Choisissez les plus gros qu'il vous sera possible, mais avant de les employer, faites leur passer une journée dans le marc de café. Ils se débarrassent ainsi de leur mucus et deviennent fermes et ne cassent plus lorsqu'on les enfile sur l'hameçon.

Repérez sur le bord de la rivière les places d'eau calmes, les entrées de remous, et bien que l'eau soit trouble, ne vous montrez pas et demeurez en retrait sur la rive. Lancez votre ligne à la place choisie, et surveillez attentivement le moment où le flotteur se posera à plat sur la surface de l'eau. C'est le moment où la touche se produit.

Lorsqu'on a battu une place deux ou trois fois sans résultat, il n'y a rien à faire. Il faut aller plus loin.

La touche de la perche ou du chevesne est brutale, le flotteur plonge brusquement. Il faut y répondre par un ferrage immédiat, car le moindre retard ferait rater la prise.

Comme on ne sait jamais sur quel adversaire on va tomber, on se contentera  de la maintenir tout d'abord, en tenant la canne le plus près possible de la verticale, pour se rendre compte de sa force, et on ne l'amènera à l'épuisette qu'après un net ralentissement de la défense.

Pour pratiquer avec succès la pêche à la volante en hiver, il ne faut pas perdre de vue ces deux principes essentiels : ferrer vite toujours et changer fréquemment le ver.

 

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