Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par elsapopin

 

Il est curieux de constater que pour certains  êtres humains le vieux proverbe «  A quelque chose malheur est bon «  a en quelque sorte la force d’une vérité première parfois.

Hollywood vient d’être dévasté, ravagé par les inondations. Sur les ruines accumulées, des hommes ou des femmes trouveront le moyen de réaliser une fortune et empressons-nous d’ajouter une fortune honnêtement acquise. Il suffit pour s’en rendre compte d’évoquer le terrible tremblement de terre de San Francisco  au mois d’avril 1906.

Cent mille personnes se trouvèrent privés de logis. On dut improviser des camps de tente pour les abriter. Parmi les sinistrés se trouvait un jeune Japonais lequel avait seulement pu sauver du désastre une seule valise.  Cette valise contenait  un peu de linge de corps, quelques morceaux de savon, un blaireau, des ciseaux, un rasoir. Le jeune asiatique eut l’idée de s’improviser coiffeur.

Bientôt les clients, qui n’avaient pour siège que la vieille valise, affluèrent. Lorsque l’on reconstruisit San Francisco l’entreprenant Japonais fut le premier à ouvrir un somptueux salon de coiffure. Quelques années après il regagnait le pays du Soleil Levant pour y vivre de ses rentes.

Un autre exemple à peu près similaire fut celui d’un autre jeune homme qu’un dentiste employait à nettoyer les instruments nécessaires à l’exercice de sa profession.  Au moment du séisme il n’avait eu que le temps de s’enfuir avec sa blouse blanche dans les poches de laquelle se trouvaient  quelques- uns des instruments de son maître disparu dans la tourmente.  Un jour on vint le chercher pour extraire une dent à une dame qui endurait des douleurs atroces. Le jeune homme scrupuleusement  déclara qu’il n’était pas dentiste, par conséquent pas qualifié pour cette opération.  On le supplia de la tenter tout de même, ce à quoi il se résigna en dégageant sa responsabilité.  Et il extirpa la dent avec une aisance remarquable.  Le bruit de ce petit succès se répandit dans la ville des tentes et bientôt le jeune homme, à son corps défendant, dut se muer en dentiste. Quelques mois plus tard, il passait ses examens et installait un cabinet dentaire dans lequel se pressait la clientèle.

San_Francisco_earthquake.jpgUne autre victime du tremblement de terre, une femme celle-là,  n’avait pu sauver de la catastrophe que son gagne-pain, représenté par sa machine à écrire et du papier de correspondance. Elle s’improvisa écrivain public et rédigea toutes sortes de missives. Elle tapa pour un tiers une pétition à un millionnaire. Ce dernier trouva la pétition si habilement tournée qu’il exprima le désir d’en rencontrer l’auteur. Par la suite, elle devint la secrétaire puis l’épouse du millionnaire américain…

 

D’autres fortunes construites sur des ruines à découvrir mardi prochain.

separateurs,lignes,barres

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article