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Répétons-le toujours et encore :

méfions-nous du chat qui dort...

J'ai soulevé la paupière du matou endormi :

sa prunelle semblait pleine lune, ou soleil d'outre-galaxie...

J'osai soulever la paupière du pussy-cat assoupi...

Savez-vous ce qu'il se passa, les amis ?

Sa pupille m'avala, m'absorba, m'aspira...

comme un trou noir... un boa...

Je traversai le tunnel de la pupille pour déboucher

à l'orée d'un monde que nul atlas ne répertorie,

pour descendre un fleuve, lit tapissé de pierres précieuses...

Tous les volubilis de tous les printemps,

toutes les roses insoucieuses de la mort,

je ne dis pas cela pour faire mon mirliflore,

s' épanouissaient aux bords d'une fontaine

plus claire que celle de la chanson...

En vérité, je vous le dis sans me la jouer Jésus-Christ :

Je n'avais pas pour des prunes

emprunté la prunelle-tunnel

du sieur Pussy pionçant...

car je l'ai vue, la lumière au bout du tunnel, bon sang !

du tunnel-entonnoir de toutes nos nuits.

Je vécus une éternité de nabab

à l'ombre bleue du baobab-poésie.

Et puis le chat se réveilla.

Son il m'éjecta, recracha, catapulta, éternua...

re-vomit comme une indigeste souris.

Adieu monde

d'harmonie...

Je retombai dans cet univers d'épicerie, de grivèlerie, d'escroquerie...

Ce monde cannibale où chacun s'agite

pour faire bouillir sa douteuse marmite...

Ne soulevons pas la paupière du chat qui dort :

tous les trouveurs de plomb se crurent chercheurs d'or.

Ne soulevons pas la

paupière du chat qui dort :

Laissons se reposer le ronronnant trésor.

HARRY.L.BLACKBIRD-Copyright Editions du Frigo Horrifique

 

chanson Henri Merle / interprétation Claude Graziano

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