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Nous étions en vacances en Ariège. Voici une légende qu'un danseur de groupe folklorique nous a livrée lors d'une fête à Castillon, ville du Couserans, vallée des Pyrénées. Attirées par ses sabots très spéciaux se terminant par deux « cornes longues retroussées «  , nous lui demandâmes l'origine de ces sabots. Il nous conta alors l'histoire de la belle infidèle et du guerrier Maure auquel elle avait donné son cœur.

Il y a fort longtemps, la mémoire vacille dans les plis du temps, la vallée des Pyrénées comme une bonne partie de l'Europe du Sud fut envahie par les Maures. A cette époque ce peuple en pleine expansion, avait conquis le Sud  de la France, le Midi, la Provence et les Pyrénées.

Un jour, il advint, lors d'une incursion maure dans la vallée du Couserans, que les hommes s'enfuirent dans les bois voisins laissant enfants et femmes au village. Ils furent faits prisonniers par les étrangers. Parmi ces femmes il y avait une jeune fille, surnommée « la  Belle », qui était promise à un homme du village de Bethmale. Le chef des sarrasins en tomba éperdument amoureux et la belle lui rendit son amour. Les deux amants vécurent ainsi quelques semaines de bonheur absolu, oubliant tout.

Mais les hommes du village de Bethmale, cachés dans les bois, préparaient leur retour et leur vengeance. Et un jour ils surprirent les sarrasins dans leur sommeil et leur cruauté fut sans limite. Les villageois tuèrent tous les Maures !

Quant à la « Belle  », elle s'était enfuie dans la montagne avec le chef maure. Mais son fiancé trahi les rattrapa, les tua tous deux et, pris de haine et de démence, leur arracha le cœur. Il tailla deux sabots avec deux pointes très longues et y planta les cœurs du chef sarrasin et de la belle infidèle. De retour à Bethmale il promena ses deux sabots dans tout le village et ses environs.

Il avait lavé son honneur. Depuis cet événement, des sabotiers du village fabriquent des sabots très spéciaux aux longues pointes pareilles à des cornes pour rappeler la légende de la Belle et du Sarrazin.


 

La légende du lac de Bethmale


Behtmale signifie en gascon « La Belle montagne rocheuse. ». L'eau de ce lac est d'une couleur émeraude intense et limpide. Tout est vert dans ce décor : les arbres nombreux, la forêt, la végétation, les plantes, jusqu'au ciel et aux nuages qui se reflètent dans l'eau. C'est un enchantement que de parcourir ce lieu étrange et reposant. La nature de sa baguette magique en a oublié toutes les autres couleurs de l'arc-en-ciel.

C'est dans ce paradis vert que nous découvrîmes pourquoi le lac était vert ainsi que la légende de la "Fée -sorcière" qui s'y rattachait et que je vais vous conter.

Il y a fort longtemps, lorsque les hommes s'étaient éloignés des traditions ancestrales pour obéir à la religion , les "enchanteresses, les guérisseuses, les extra lucides" avaient été rejetées par l’Église qui les qualifiait de sorcières, de maudites, de mauvaises femmes à jeter au bûcher...

Vivait près du lac, une belle fille, qui avait des yeux verts brillants comme des émeraudes. Elle portait toujours dans ses cheveux des couronnes de feuilles vertes. Sa robe était de toile verte.

Elle ne voulait de mal à personne et, grâce à ses plantes et à ses vertus, elle guérissait bien des pauvres gens. Vint à passer par là un de ce méchants hommes de l'Inquisition dont la mission était de chasser les sorcières. Bien sûr, les gens du village ne la dénoncèrent pas car ils l'aimaient. Mais il y a toujours un jaloux ou une jalouse pour faire couler les larmes et rougir le fer.

Notre belle guérisseuse était l'amoureuse du plus beau garçon du village. Or, une jouvencelle éprise de cet homme qui n'avait d'yeux que pour la belle fée du lac, la dénonça. Les gens d'armes de l'église vinrent l’arrêter pour la torturer et la juger ...

Elle fut condamnée à mourir sur le bûcher pour sorcellerie. Son fiancé arriva à la délivrer et tous deux s'enfuirent dans la montagne et se réfugièrent près du lac. L'Inquisition les rattrapa. Se voyant perdue, dans un élan désespéré, la belle se jeta dans le lac. Son amant la rejoignit.

C'est depuis ce jour là que les eaux de Bethmale sont vertes comme la couleur des yeux, de la coiffe, de la robe de la belle fille appelée « sorcière ».

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