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Des journalistes convoqués par la DGSI pour avoir écrit ou dit ( il y en avait un de RADIO FRANCE ) que la France vendait des armes aux gentils Saoudiens pour zigouiller les méchants Yéménites. Réponse de Zeus à la protestation des gens de la profession : « La liberté de la presse et des sources est totale mais elle doit être composée avec la liberté des autres ». Quels autres ? Les Yéménites ? Et puis « être composée avec », ce n'est pas du meilleur français. On invoque toujours le secret-défense, sauf que là, il s'agirait plutôt du secret-attaque.

Sur le même sujet, pire encore (« Le Canard ») : le 7 mai, Florence Parly devant la commission de la Défense de l'Assemblée : « Pour disposer des équipements militaires qui nous permettent d'agir et d'assurer la protection de notre territoire ainsi que la dissuasion nucléaire (…) nous n'avons pas le choix : il nous faut exporter ». Dame, si c'est pour notre sécurité ... Et puis l'argument imparable : « Il ne faut pas négliger la dimension économique : les industries d'armement, ce sont 200 000 emplois directs et 400 000 emplois indirects ». Admettons, mais il y a d'innombrables victimes, des écoles et des hôpitaux détruits ( qu'aurait-elle dit s'il s'était agi de la Pitié Salpêtrière ? ). Vite, un revenu universel !

 

Samedi 8 juin : « C l'Hebdo » sur FRANCE 5 : Pour célébrer les 70 ans du Journal télévisé de 20 heures, Ali Baddou avait invité Claire Chazal et David Pujadas qui ont égrené leurs souvenirs avec la « modestie » qu'on leur connaît.

Chazal a regretté de n'avoir plus été présentatrice lors des attentats du 15 novembre 2015. Elle avait l'impression de ne servir à rien. Ah bon, elle servait donc à quelque chose quand elle était à l'antenne ?

Dans « C politique » du lendemain, le 9 : Vers la fin de l'émission, pour parler d'un autre anniversaire, celui du débarquement, Karim Rissouli a invité une vieille dame haute en couleur, Camille Marin-Catherine : adolescente à l'époque, résistante comme le reste de sa famille, originaire de Bretteville-l'Orgueilleuse, à 12 kilomètres de Caen, elle a fait carrément le spectacle en racontant ses souvenirs. Quelques exemples :

Question : Vous vous rappelez quoi du 6 juin 44 ?

Réponse : C'était calme sauf que tout d'un coup j'ai vu arriver un side-car allemand... Le gars au guidon était sans casque, autrement dit un soldat allemand sans casque, il est à poil, ils les gardaient même pour aller aux toilettes.

Thomas Snégaroff ( l'historien de l'émission ) : Les habitants de Normandie n'ont pas forcément accueilli avec beaucoup de joie les Alliés ?

Réponse : C'est drôle que vous me disiez ça parce que j'ai rembarré un reporter qui m'a dit ça l'autre jour. Mais qu'est-ce qu'il ( Snégaroff ) en sait, il était même pas né !

Question : Toujours de l'émotion ?

Réponse : « Ah, plus que ça … Je parle pas des cérémonies, la populace, des milliers de gens qui vont applaudir des mecs, que ce soit le président machin ou le président autre chose, moi, je les connais pas, je les ai jamais rencontrés et ils m'ont pas été présentés, donc allez vous faire voir ».

Puis, avec, dans la voix, un sanglot qui n'était pas feint (elle ne s'est pas bornée à jouer les comiques, c'est ce qui a fait la force de son propos)  :

" au Mémorial de Caen, les rares survivants, là, ils pleurent ».

Et puis, au moment où Karim Rissouli tente de clore la conversation :

« Une petite pensée quand même, pour mon frère », dit-elle comme en aparté.

Rissouli : « La mort de votre frère pendant la guerre. »

Camille : Je vais encore l'assommer, lui ! Arrêté à 17 ans par la Gestapo, mort à 19 dans un camp.

Et si Caroline Roux invitait cette nonagénaire à « C dans l'air » ? Chiche!

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