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A l'angle de la rue,
Oui c'est un peu facile,
Sa silhouette inconnue
Devant nous se profile
Et les traits de nos joues se creusent impunément.
A l'angle de la rue c'est une filature...
Qui défile baroque sous le flot des toitures,
Qui emboite nos pas dans le creux des tournants.
A la lisière des murs se réécrit le rêve
A la craie délavée d'un matin qui s'achève,
Sous le souffle arrogant de quelques vieux murmures...
Et les mots s'emprisonnent dans le gris béton.
Que chuchote le vent autour de nos chevilles ?
Quels rubans indiscrets voudrait-il renouer ?
Quelle toupie de l'esprit en penchant trop se vrille
Sur le disque rayé de nos mémoires glacées ?
A l'angle de la rue se prélassent nos yeux
Sur nos corps qui se froissent sans se connaitre encore,
Sur des mains qui se ferment et tordent toutes émues
Le silence violé d'une terre qu'on adore.
Mais toujours il revient et c'est un peu facile,
Sa silhouette de rien devant nous se profile
Et emboite nos pas dans le creux des tournants
Et creuse sur nos lèvres une gerçure du temps.
Que chuchote le vent autour de nos cheville ?

Poésie en stéphanie - 2006 

 

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