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Sous la

cuirasse, s'efface le fil sans 

trêve de sol brûlant, la trace passe de

jade blanc, l'ombre transparente des asphal-

tes. La clé rêvée de rose et de céladon, au cortège

 d'ambre de fruits chauds, cuit les jardins de bruyère. La

saison a mis des souvenirs d'anis sous la peau, et de thym,

allège les liens calés de chaleur sur le cercle affluant les va-

peurs craquées. Des sphères célestes tiennent légère la vague

bleu d'airelle et le ciel nu. le soleil en pulpe, l'abricot sur la terre

allonge dense encore et sans fin ses chairs prises au rayon d'eaux

de nectar, et grillonne, et bourdonne ses lames vives exfoliées des

ramures d'émeraude. Le trident de feu craque  des effluves décolorées

à ses liqueurs de fleurs, toutes vives. La voûte verte arrache  de sa

nature de blé la carapace et ses mélanges de conscience. L'été

tressaille ses soupirs de tilleul, aveugle ses farines d'orage, l'in-

fusion d'air cru bouillonne ses confitures de loin, ses cocktails

électriques flashent la forêt intense, mouillent la feuille de

sirops crus, de résines et de jour envole ses heures

fraîches à tire-d'aile...Rien ne pleut, que le rayon

à vif de veine battante et de parfums limpi-

des, la perspective tremblante, un 

peu, des distances...

 

 

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