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Publié par elsapopin

DIX VINS - dernier épisode

Question - Souffleur de mots... Crieur... Bourreau de Béthune de la poésie... Conteur... Passeur de mots... Animateur de " pauvres " revue... Chanteur... Tueur de misère... Collectionneur multi-blogiste... Sbire de la dé-pensée... Libertin de Ribaud RAAAdaRRR... Surromantique BleuNUIT... Qu'allez-vous faire de et avec tout cela, dans un avenir plus ou moins proche ?

- Souffleur de mots et passeurs de m'o(r)ts, je vais poursuivre à transmettre, souffler, de diverses manières les mots de Celles et Ceux qui " Travaillent " sous Les Robes de Rimbaud qui sont des vivants, comme parfois des morts que j'aime ; très prochainement, je vais dans cette dynamique rééditer, avec un prochain supplément d'un numéro du " pauvre " périodique Ffwl Lleuw/Aux Robes de Rimbaud que j'anime, " PAGES CHOISIES " de Konrad Schmitt car il y a de la demande, une réelle attente, comme il y a eu pour " La vallée de la passion "du Gallois Hedd Wyn et de l'Irlandais Francis Adwidge. Je vais aussi créer, dés février, avec une Camarade, Jocelyne Di Guiseppe, une émission sur les ondes de Radio-Scarpes-Sensée* pour souffler CELA " en corps plus " ! Puis disparaître. Crieur, j'envisage d'acheter un mégaphone que je vais amplifier et dont je vais trafiquer le son avec des pédales d'effets, notemment Diddley afin de faire une troisième version de mon " Toussint-ducasse por Francis Bacon" pour achever ce tryptique. Puis une émission de radio qui se nommerait Aux Robes de Rimbaud peut devenir symboliquement ce mégaphone, cet amplificateur avant l'ultime disparition. ( Portait Arthur Rimbaud par J.Cauda )

Comme Conon le trouvère , bourreau de Béthune de la poésie, ce titre qui fait référence à un grand catcheur, CELA me touche beaucoup ! Quel honneur ! Il m'a été remis par le chroniqueur et critique littéraire Jean-Paul Gavart-Perret, une espéce de "Pape" dans son genre proclamé par les "Poètes" et les autres qui s'écrivent les uns contres les autres et non dans les autres, parce qu'il utilise des mots et des tournures de styles compliqués ; tout CELA est tout de même une vaste blague si on y pense vraiment, c'est grotesque comme un catcheur populaire qui s'avance avec beaucoup de techniques dans son art pour amuser la galerie avec un sport de combat qui est de la clownerie totale ; alors je vais m'atteler à tout faire désormais pour devenir Le Boucher de Dwai des Arts, des Lettres, de la dé-pensée et contre la disparition de l'Enfance.

Conteur CELA me sied ! car j'adore raconter des Histoires mais des vraies ! De la mythologique empirique en somme, à partir du réel, de mon vécu où de celui, de Celles, de Ceux qui ont été où qui sont ; les autres ceux qui pensent à trop haute voix et ne font rien, ne vivent rien en rapport à ce qu'ils disent, ne m'intéressent pas plus, et je les renvoie à Lourdes ! Moi, je disparais car je ne suis pas une apparition !

 ( Peinture Conon le trouvere de Bethune  (1150-1219) )

Passeur de mots, oui ! car les mots ne m'appartiennent pas ! Les mots ne NOUS appartiennent pas ! Ils NOUS viennent d'ailleurs et moi, je ne fais que les transmettre, je suis un transmetteur de mots. Mais c'est une chance qui m'a fait prendre l'engagement d'être un "mots-langeur " depuis 1981 ! et tel Le moulangeur** qui est à Le moulin des Loups*** de par des " pauvres périodiquezine ", je traficote tout CELA !

Puis il NOUS faut inventer, réinventer des nouveaux mots ! pour (re)transmettre le sens véritable du mot puisque désormais tous les mots ont été édulcorés, détournés, imbécilisés afin de mieux vendre tout et n'importe quoi puis notamment par les héritiers du surréalisme et des arts " modernes " conceptuels.

Donc j'anime en réaction, en résistance pacifique, des périodiques à variations variables mais hors de toutes chapelles, ghettos et contre la dé-pensée et ce que je nomme l' A.A.A's, l'Amplification des Ampleurs des Aggravations ! et pour CELA j'adore collectionner sur les sujets de ce qui me passionne afin de pouvoir partager avec autrui les nuances de la multitude des possibles qui NOUS animent, qui font que NOUS sommes de l'Humanité qui est tout et non une ou rien... Qui font trois petits riens et puis s'en vont ! DISPARITION !

Sbire de la dé-pensée, oui ! en effet car cette dernières à ses scribes, des écrivaillons bien souvent laborieux, bien souvent des universitaires qui NOUS font croire à de la littérature, de la poésie qui est de la poudre de perlimpimpin ; alors moi je la " sbire  "la dé-pensée ! je la dénonce et sans au passage me faire payer car je ne désire pas faire dépenser autrui pour RIEN ! Je préfère disparaître !

Libertin du ribaud RAAAdaRRR surromantique, en effet RAAAdaRRR, mon chat picard est une espèce de réincarnation d'Arthur Rimbaud, le ribaud de la poésie mais qui se souvient du sens du mot ribaud**** ? Même pire qui se souvient du vrai Rimbaud !? Et de l'importance de son passage à Douai !? Quelques intellectuels, quelques spécialistes ? Alors de par mon innocent libertinage avec mon chat, j'essaye de rendre à

Rimbaud ce qui est au ribaud et vice versa. J'ai donc un chat picard avec une robe de vache normande qui écrit des chroniques de rocks dans lesquelles je disparaît à NOUS-même.

DANS UN AVENIR PROCHE CONTINUER DE TOUT FAIRE AFIN D'APPRONFONDIR..., c'est la seule possibilité pour s'élever, ...ma poursuite du surromantisme dont je ne désespère pas voir paraître un jour L'Evangile BleuNUIT que j'ai commencé à écrire il y a presque 10 ans maintenant afin de raconter qu'il faut abolir le JE au profit du NOUS au profit de toutes Celles et Ceux qui sont différents !

Aussi " mes " Nouveaux chants du Mabinogi qui trainent maintenant depuis plus de vingt ans. Enfin si je (re)trouve des musiciens qui acceptent de se perdre, de reformer un groupe afin, de reprendre des chansons perdues et notamment celles de Konrad Schmitt, afin de suspendre quelques courts instants le temps dans la Miséricorde et de NOUS sauver de l'apocalypse des âmes en écoutant Le Blues du Temps du Fil à retordre / The Hard Time Killin' Floor Blues dans de l'ultime disparition.
 ( photos de "pauvres " revues litteraires et poétique de Christian Edziré )

Fin de l'entretien

Je tiens à remercier Mesdames Edith Lecat & Caroline Jourdain qui m'ont posé cette série de dix questions. Christian Edziré

Notes :

*Radio associative et locale qui peut-être écouter internationalement en broadcast.

**moulangeur, vieux mot oublié qui servait pour désigner celui qui faisait tourner le moulin à eaux qui servait à moudre le blé qui servait à faire le pain.

***Le moulin des Loups est un quartier populaire de Saint Amand-les-Eaux, avec en son sein un lieu dit qui se nomme Le Limon et où se trouve un cimetière. 

**** Ribaud, Ribaude, adjectif et nom (ancien français riber, se livrer à la débauche, du haut allemand riban, être en chaleur.
Littéraire. Débauché(e). Se disait, au Moyen Âge, de personnes qui suivaient une armée.

ECLICHURE DECH'L EVIDINCHE

À Jean-Luc Casamian de Toulouse.

À Dwai, in séquant d'écales bleuses din ch'fond d'més chavates, ej vaù dévalant l'long d'cheule reue ed l'Abie-dés-Prés. Ed 1870, ej sin in vint d'aptèzeut qu'i souf:èle. In séquant d'pleunmes trainsluchides, inpèrlées d'pleuve fènne, is leu-z ahoq't' à chés roiles ed solèl. Invoyapes, is trépèrch't' el platitude ed chés sintimints azéptizés. Ed'z écales - ou-bin dés pleunmes ? bleuses - ou-bin trainslichides ? - acq leus thiotes pèrles d'io su èles... din ch'fond d'sés poches, el long del Scarpe, àrjognant ch'29 ed cheule reue-laù d-ou qu'chés manmozèles Gindre is ll'ont ahui, el vlaù d-alant, ch'garchon Arthur Rimbaud. Chl'anée passaint a n'ét p'us laù, li i s'rinvaù d'Dwai. Achteure, i invoi l'lète dech Voéyaint à Paul Demeny. ( texte en Picard )

Traduction en français

ECLABOUSSURE DE L'EVIDENCE

À Douai, quelques écailles bleues dans le fond de mes savates, je descends la rue de l'Abbaye des Prés. De 1870, je sens souffler un vent d'automne. Quelques plumes translucides, perlées de pluie fine, s'accrochent aux rayons de soleil. Invisibles, elles transpercent la platitudes des sentiments aseptisés. Des écailles - ou alors des plumes ? bleues - ou bien translucides - avec sur elles leurs petites perles... au fond de ses poches, le long de la Scarpe, rejoingnant le 29 de cette rue où les demoiselles Gindre l'ont accueilli, le voilà qui va, le gars Arthur Rimbaud. L'année passant, elle n'est plus là, lui se r'en va de Douai. Maintenant, il adresse la lettre du Voyant à Paul Demeny.

Extrait de TOUSSINT DUCASSES, paru en 1999.

Pour écouter Eclichure dech'l évidiche lu par Ch-Edziré Déquesnes
et mis en musique par Chés Déssaquaches,
https://christian-edzire-dequesnes.bandcamp.com/track/eclichure-dechl-vidinche

 

 

Ainsi s'achève notre "coup de coeur " pour Christian Edziré, le poète Picard, le passeur de mots, l'amoureux du blues et de la musique, le libertaire qui chaque jour lutte à sa façon contre " la Dé-pensée " qui a pas de loups essaye de faire taire les voix des poètes, des troubadours, des penseurs... Merci Christian d'exister et pour ce qui est de disparaître attend encore longtemps nous sommes nombreux à avoir besoin de tes mots, de tes cris,  de ton amour . et Merci d'avoir choisi le Dix Vins blog , lui aussi un " pauvre périodique  " pour  t'exprimer sur les sujets qui te sont chers.

Elsapopin

Retrouvez chaque mardi Aux Robes de Rimbaud, la chronique littéraire et poétique de Christian Edziré et son Orchestrophone Dix vins, sa chronique musique le vendredi sur le blog !

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