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Publié par s. Granjon

Des projets boulimiques

 

Un temps fut évoqué un seul marché couvert,central, sur l'actuelle place Dorian. Mais l'espace était insuffisant, et on lui préféra un emplacement bipolaire.

 

A croire que la montagne accouchait d'une souris. Le flanc de la colline Sainte-Barbe avait mis au monde un simple immeuble, en guise de grand boulevard à la façon Haussmann. La faillite de la compagnie immobilière allait ranger au placard des chimères le plus colossal projet urbanistique de la ville au XIXe siècle : un vaste cours des Ursules joignant le Grand théâtre au Palais des Arts et longeant l'École de Dessin.

En guise d'une avenue de l'Opéra, aux façades démesurément identiques, ne se dressait qu'un îlot construit, comme un témoin, au milieu d'un immense terrain vague. Car l'opération avait entraîné la couverture du Furan ainsi que la démolition des quartiers Saint-André et des Gauds, peuplés d'incroyables masures. Belle était l'occasion d'en tirer profit.

Fin août 1867, il fut décidé d'y construire un marché couvert, qui mettrait fin aux baraques disgracieuses encombrant les places, avec leurs toits inégaux vomissant la pluie sur les acheteurs. Les marchands disposeraient de caves, fraîches pour conserver les denrées, mais aussi d'eau et de gaz.

 

RUE SAINT-HONORE : UNE PART DU GÂTEAU

 

Il fut alors question d'un autre marché, celui au nord de la cité, apparu nécessaire à une population de près de 100000 âmes regroupées pour l'essentiel autour d'un axe nord-sud. Faisant pendant à celui des Ursules, il serait situé entre la grande artère et la rue Dormoy, avec façade principale sur la rue Saint-Honoré ( de Balzac plus tard ). Le justifiait un récent développement des quartiers avoisinants, d'origine industrielle : gazomètre, manufacture d'armes, usines sidérurgiques et nouveaux abattoirs s'y étaient implantés.

 

On songea d'abord à installer le marché rue de Lisle, pour régénérer les secteurs des Roches et de la Nativité. Mais les frais liés à la couverture du Furan y firent bientôt renoncer, ajoutés à ceux du prolongement des rues Balaÿ et de Lisle, et à l'ouverture d'une large voie depuis le marché, face à la rue Grand-Gonnet.

 

Le 30 août 1867, était retenu le principe de deux marchés : au nord rue Saint-Honoré, au sud rue des Ursules, dans le quartier des Gauds. Mais dans l'immédiat il fut question de n'en couvrir qu'un, même s'il fut convenu que le marché nord recevrait les échoppes comme ses homologues de l'époque.

 

Mesure prise par crainte que les " vastes parapluies " voulus à Paris par Napoléon III méritent leur surnom de " pépins " ...du point de vue financier s'entend.


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franck 28/04/2011 19:50



je suis fan de serge peux t on se procurer les oeuvres completes? merci d avance



harry-l-blackbird et elsapopin 28/04/2011 23:46



oui il a écrit plusieurs ouvrages sur saint etienne et le forez je te donne son mail tu pourras le joindre en live et voir avec lui ou te les procurer  tchoun elsapopin (mail en message sur
ton facebook )