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Publié par harry-l-blackbird

_0113.jpgPrenons notre pied grâce aux gastéropodes
Cette conférence qui de prime abord, peut sembler narcissique, montre à l'examen qu'elle s'ouvre à l'autre dans sa différence pour ainsi déboucher sur l'altérité et établir le lien sociétal;
Ces temps-ci, je l'avoue, pas flamande pour un euro, ni wallonne pour un sou, je n'avais guère la frite. 
Pourtant il est rare que j'aie le moral dans les chaussettes: en effet, je cultive judicieusement et obstinément, entre mes orteils, quelques odorantes mycoses. Quand le moral descend dans mes chaussettes, ce moral, refoulé par la puanteur champignonesque ne peut que remonter. 
Que feriez-vous à sa place, si vous n'êtes maso? 
Tout cela pour dire que, malgré mon système anti-déprime basé sur le champignon anatomique, je n'avais guère la frite, pas flamande pour un euro, ni wallonne pour un sou.
Entre nous, entre deux yeux, et entre deux guerres, je tiens à préciser que cette allusion discrète à la Belgique ne trahit aucune belgophobie rampante. Que la HALDE ne s'offusque point...
Belges, je vous aime! Un peuple qui a inventé toute cette littérature de l'imaginaire et du fantastique, Bob Morane, Harry Dickson, Ghelderode, la ligne claire, les schtroumpfs, Tintin, Spirou, Brel, Jean-Philippe Smet, me semble fort fréquentable. Le plat pays a accouché d'un imaginaire himalayesque. Vive la Belgique!
Bon où en étais-je, ah oui, tout ça pour dire que malgré mes mycoses missiles, je n'avais point la frite. Et pourquoi? 
Parce que la monnaie européenne s'effondrait. 
Parce que le printemps tardait à venir, en ce 21 mai, il était temps qu'il arrivât.
Parce que je me sentais doucettement vieillir.
Mais à ce jour tout va mieux, y a d' la joie! Pourquoi? 
Parce que la monnaie européenne pète en cette belle fin de mai 2010 la santé, rosée, joufflue comme l'enfant Jésus, elle naguère clouée au Golgotha. 
J'en suis bien content;
L'économie je n'y comprends rien, authentique béotien.
Mais tout va bien, on l'affirme à la téloche et je crois sur parole les Grands qui ici ci bas nous gouvernent: s'ils sont à de tels postes de responsabilité, c'est bien qu'ils le méritent. Ca doit être génétique, sinon à qui se fier?
Le sieur La Boétie prétendant que ceux qui nous gouvernent ne sont grands que parce que nous nous croyons petits devait être un paléo-anarchiste.
Les paléo-anarchistes à poils durs sont une plaie pour la société. Heureusement voici le temps des nouveaux anarchistes qui tirent les poils du cul du petit Jésus mais ne touchent surtout pas à la barbe d'Allah. Mais où en étais-je? Ah oui! L'euro remonte et j'en suis bien heureux. Le printemps, le joli mai remonte aussi le bout de son nez. J'ai encore l'espoir que la mairie socialiste de ma bonne ville va enfin débaptiser le boulevard Thiers pour l'appeler boulevard de la Commune.
Le temps des cerises, mon cul! Allez-vous très vulgairement rétorquer. Que nenni! P8080137.jpg
J'y suis été à la manif de printemps du premier mai, y' avait de l'ambiance.
Avec la CGT, on a bu du Ricard, bouffé des merguez, chanté l'Internationale, rien que le premier couplet, personne ne connaissait la suite. Après, on a écouté Florent Pagny dans le haut-parleur, "ma liberté de penser", tremblez vautours capitalistes!
Ensuite, je suis allé rendre visite à la CFDT, toute vêtue de couleur orange. La couleur orange, c'est le mélange du rouge révolutionnaire et du jaune dont j'ai oublié la connotation symbolique. Ensuite, je suis allé chanter en queue de manif avec les anars, mais étaient-ils vraiment à poils durs?
Enfin, le bilan de la manif fut globalement positif. J'ai retrouvé mes copains et mes copines un peu blanchis par le défilé sur le boulevard du temps qui passe. On est allé boire un canon après la manif, que demander de plus?
Bon. résumons: j'ai retrouvé le moral grâce à la remonté de l'euro et au retour des manifs de printemps. 
Et puis j'ai revu la belle Ophélie...
Oh belle Ophélie!
Vous n'êtes pas une femme ordinaire, vos êtes un rêve éthéré et hétéro! (forcément).
Vos seins sont de chair et pourtant de marbre.
Ophélie, vous me sautâtes au cou, vous m'étreignîtes, m'embrassâtes. Dix ans que l'on ne s'était pas vu. Vous déclarâtes de votre voix de sirène quinzième échelon: "Riton, tu n'as pas changé!"
Et puis vous partîtes, oh belle Ophélie, rejoindre votre amant. Moi j'allai acheter à la supérette mon paquet de macaronis en ce printemps si joli.
C'est vrai que je n'ai pas changé. Ou alors, y' a dix ans, je faisais aussi vieux que maintenant.
Mon secret de jouvence je vais vous le livrer gratos. Point de botox, nul lifting. Simplement j'élève chez moi de vigoureux et baveux escargots de Bourgogne. 
Chaque week-end je pose sur mon visage, au coucher, de la salade. Puis je pose sur cette laitue une douzaine de colimaçons préalablement affamés. Les gastéropodes boulottent la laitue, sécrétant une bave régénératrice, ils passent et repassent sur mes rides du lion, mes sillons naso-géniens. Ils comblent ainsi par leurs sécrétions salivaires et le massage effectué par leurs abdominaux d'acier les ravages du temps. Cette pratique hebdomadaire  me rend encore digne des faveurs de la gent féminine. 
Grâce aux gastéropodes, je prends encore mon pied. 
P8060086.jpgMais je n'use pas trop de ces colimaçons. Je peux me permettre quelques rides car l'homme se burine comme un aventurier et la femme se fripe hélas. Les séductrices burinées ne courent pas les rues. Y'a quelque chose qui cloche. Seule la burqa effacerait-elle efficacement les rides? Mais que font les chiennes de garde?
Point ( c'est la lutte) final(e).
Photos Franck Baclet
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