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Publié par elsapopin

 

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La mort de Brautigan, elle, est terrible sans l'être,

car on peut toujours le serrer dans ses bras par l'intermédiaire de ses livres."

Philippe Djian ( link )

  

- Tu n'as jamais couché avec une femme vivante ?

 j'ai fait. Qu'est-ce qu'elle penserait de toi, ta mère,

 si elle apprenait que tu faisais des choses pareilles.
- D'abord, ma mère ne pense pas. Elle vit encore avec mon père.

Un privé à Babylone

  

 

Je ne sais pas où est votre mère et franchement,

pour reprendre le mot célèbre de Clark Gable

dans Autant en emporte le vent, "je m'en contrefous ".
Quoi ! Traiter ma mère de Clark Gable !

Là, elle a essayé de me taper dessus.  

L'Avortement

brautigan4-copie-1.jpg 

 Il avait son sac de couchage à côté de lui

et il mangeait des chaussons aux pommes. Il

avait un énorme sac en papier plein

 de chaussons aux pommes et il les engloutissait

  les uns après les autres à la façon d'une dinde.

      C'était sans doute une protestation plus efficace

       que d'aller manifester devant une base de missiles

La pêche à la truite en Amérique 

 

Je récitais les sempiternelles litanies que l'on répète

quand on essaie d'aider un coeur brisé,

mais les mots n'y font rien. (...)

Rien de ce qu'on peut dire ne rendra jamais heureux

le type qui se sent dans une merde noire

parce qu'il a perdu celle qu'il aime.

 

" J'ai toujours eu un titre pour mon film, du jour ou j'ai acheté des balles à la place d'un hamburger ".

Le 25 octobre 1984 à Bolinas ( Californie ) , dans un chalet délabré, est découvert le corps sans vie et  en décomposition de Richard Brautigan, une large blessure de revolver à la tête... Il est mort seul, oublié ..

 Entre alcoolisme et parano, l'auteur adulé de La pêche à la truite en Amérique, d'Un Privé à Babylone, d'Il pleut l'amour et bien d'autres encore... l'icône de toute une génération, celle de la contre-culture américaine des années 60,  a tiré sa révérence. Suicide par arme à feu. Il avait 49 ans.

Dans son salon, près de lui, sa vieille machine écrire, compagne de plus trente ans et avecbrautigan-2.jpg laquelle il a raconté son foutu pays, le magnifique, l'absolu.

Il nous reste de lui, un tas d'historiettes, de tranches de vie d'anonymes qui racontent l'Amérique, la vraie, celle des cours d'eau, des copains de beuverie,  celle de l'enfance, des illusions perdues...

Finalement  son suicide semble somme toute logique au regard de son oeuvre, qui, sous une apparente naïveté et  fraîcheur, malgré des éclats de tendresse ici ou là, reste infiniment noire et désabusée.

Il s'appelait Richard Brautigan et sa place est dans les nuages.

  

Pour connaître sa Bibliographie et se procurer ses oeuvres ( link )

 

 

 

 

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