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Alfred HitchcockHitchcock déclarait : " J'ai vu devant moi les Alpes neigeuses, les rues étouffantes de Londres et ce contraste a tout décidé ".

C'est donc une vision esthétique qui a tout déclenché. Je préfère pour ma part le St Moritz de 1934 au Marrakech de 1956 bien que la partie du film s'y déroulant soit un peu courte à mon goût. Elle annonce déjà la scène finale en opposant déjà le tueur et la femme à l'occasion d' un tir au pigeon.

Le film pourrait s'orienter vers la comédie mondaine libertine vu  qu'est suggéré un ménage à trois harmonieux. Le mari ne s'offusque que pour la forme de la tendresse que son épouse témoigne envers le français Pierre Fresnay, et la gamine accepte ce " tonton ".

Les bandits montrent un vernis d'humanité en regard des canailles qu'on rencontre aujourd'hui au cinéma ( et ailleurs )...méfions- nous tout de même des sèches bigotes et des rondouillards poupons qui fument la clope...La dernière partie montre le fameux assaut dont la relative lenteur accentue la violence bien mieux que la pagaille assourdissante de nos films d'action contemporains.

De toutes les blondes hitchcockiennes, Nova Pilbeam n'est pas ma préférée mais n'est pas dénuée de charme.

Les personnages, malgré un kidnapping très angoissant, ne perdent jamais leur self control et leur humour dans cette séquence, par exemple où nous voyons l'oncle, aimable faire-valoir passionné par son train électrique, venir en aide au père en jouant les détectives amateurs. Ils sont vite sur la bonne piste et débarquent chez un dentiste dont John Shlesinger s'est souvenu dans son mémorable " Marathon Man ", avant d’atterrir chez les " fils du soleil ", ( le tabernacle du soleil pour être précis ), secte composée en majorité de vieilles rombières.

Le grand cinéphile Jacques Lourcelles, à St Moritz préférait Marrakech =dans la version 1956 et jugeait la première mouture " superficielle et immature ", en fait, en combinant les bons éléments de chaque version on obtient un meilleur film et peut être LE FILM idéal si tant est qu'il puisse exister...Il fut un temps où les remakes n'étaient pas insignifiants...

CINE PHILL

 

 

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