Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par le cla

Toisée par les cieux,

La tour de Babel s'enterre

La langue pendue

A ce qui jadis murmurait à l'oreille des dieux,

Les têtes brûlées,

La ronde blafarde

Au fond des yeux,

Tentent en vain de griffé aurifère drapé.

Alors que six pieds sous terre

Exilés au milieu de l'exil,

Gens racines tâtent dortoirs d'asphalte,pieter_bruegel.jpg

Parqués dans des jachères

Où s'élevèrent des tours lépreuses.

Les vies d'hier devinrent primaires,

Les dortoirs d'asphalte devinrent savane

Alors que dans la vitrine de l'humanisme,

Transis par la vanité de nos héros,

Sans figure sont ces mots gravés dans nos symboles

et nos drapeaux.

Il ne reste plus qu'un vague terrain où se noient

les ornières de nos pensées sauvages,

Qui encore hier galopaient par delà les tumultes

Sans brides, sans muselières.

 

Poésie en Stéphanie - 2007

tableau : Pieter Brueghel

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article