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Publié par le CLA




CLIMAT


Je voudrais que par chance on me dépose en terre
Entre un pieux poète et un joyeux compère
Arrosé sainement par de vieux compagnons
Venus conjointement rapporter leur guignon

Et je serais des deux la digne confidente
Des conquêtes de l’un, de l’autre des attentes,
Sans jamais parjurer ni faire d’envieux,
Le merle noir d’avril, familier du lieu,

Jetterait en passant une plume au poète
Pour rimer le printemps, alors que l’âme unquiète,
Un chat doux et frileux reviendrait sans façon,
Sur la pierre attiédir ses frissons.

Madeleine Dorelle - poésie en Stéphanie - 2005

 

 

 

 

FEERIES

Au marché des vieilles fées, en chantant, j’ai acheté
Beaux légumes mordorés, tout ciselés tous boursouflés.Arcimboldo-Rodolfo-II

Perles vertes, cubes d’or, et cheveux de sirènes.
Tous ensemble, joyeux dansent en effervescence :
On voit se dessiner une rosace belle sur l’eau qui remplit l’oule !

Des fines gouttelettes gonflent les arabesques fantasques
Tout vibre d’un dynamisme mystique ! S’assemble peu à peu
Une inconstante mosaïque toujours en devenir…

Le doux chant primitif devient un grondement, la violence s’installe.
Tout tremble et tout s’échappe, il n’est plus de chef-d’œuvre…
Voici l’élan fougueux des grandes forces motrices !

Un parfum de potage envahit la maison, comme aux siècles de l’oule.

Marie-fabienne Vernhes - Poésie en Stéphanie - 2005



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