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Publié par le CLA

L'aventurier

 

La lune sortait des nuages sombres

Et se reflétait dans l'eau du lac

Sur lequel glissait une barque

Et l'aventurier des oasis

S'arrêta sans bruit sur l'arène.

Il cueillit un roseau qui lui servit de plume.Num-riser0067.jpg

 

Sous le pont des arts,

Il s'en allait sans fard.

 

Sur son épaule une chouette

Ne disait non plus mot.

Elle était sa mascotte

Un peu pâlotte.

Au clair de la terre,

Il écrivit des vers comme des missives

Et dessina des étoiles en forme de lettres

Qu'il jeta sur l'autre rive.

 

Sous le pont des arts

Il s'en allait sans fard.

 

Gabrielle Bonnet - Poésie en Stéphanie- 2008

Tableau Hacéne Bouziane

 

Au coeur du soir

 

Sur le rosier piquant, le merle chante, ou plutôt se moque de moi, les pattes dans les épines et le gosier vers les nuages ! J'aimerais faire la même chose, mes deux mains dans les roses, les roses de ton coeur, les roses à faufiler le bonheur. le merle m'a donné l'idée. J'essaierai demain ...j'ouvrirai les mains...

 

Il pleut un ciel grisâtre et les mots cherchent leur étoile, sous le parapluie non étanche de leur douceur. L'âne au loin jappe sa peur, dans le braiment des chiens sans couleur. J'aimerais tirer sur ma corde, comme lui, ou sur ma chaîne, comme eux. J'essaierai demain...je tendrai les mains...4415239480_c2b4685c83.jpg

le jardin explose d'enfants, qui se fichent du temps, du rosier piquant et du solipède ! Il sont tous Zidane, elle sont toutes Lorie, avec des découvertes dans leurs cris ! Il sont ENCORE heureux, les dix doigts dans leur nez, le regard pas brûlé, le sexe encore de Nestlé !

J'essaierai demain...Je couperai mes mains...

Ailleurs, il fait un bruit de ville, d'hommes perdus, d'âmes serviles.

On doit jouir dans quelques coins, ou faire semblant, ou faire chou blanc, ou survivre au flanc.

Des râles montent de blessés, blessés de coeur et  de pensée, blessés cherchant leur ambulance, sous quelque croix de leur croyance. j'y serai demain...l'indifférence dans mes mains...

Le jour s'étire encore un peu, avec son soleil à mi-temps, avec ses bras de cumulus, ses camaïeux de lapin russe. le jour fume du gris, avec des yeux couleur souris, du vague à l'âme dans l'esprit. le merle rejoint son coin de nuit, l'âne referme son dentier, les chiens vont lécher un maître. Je reviendrai demain, au coeur du soir piquer ma faim, la feuille blanche dans mes mains !

Edouard Piolet - Poésie en Stéphanie - 2008

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