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Num-riser0010.jpgEt c'est reparti. Les JO de Londres vont durer 16 jours et auront coûté quelque 13 milliards d'euros. Le seule chose qui me fasse plaisir là-dedans, c'est me rappeler la tronche dépitée du gros Douillet quand on a annoncé que les Jeux  n'auraient pas lieu à Paris alors qu'il était sûr du contraire. Personne ne lui avait  dit que l'important, c'était de participer ?

On sait qu'en Grande-Bretagne, comme ailleurs, le chômage ne cesse d'augmenter (plus de 2 millions de demandeurs d'emploi) et que, dans le monde, 1,3 milliards de personnes vivent au-dessous du seuil de pauvreté (1,25 dollar par jour).

Que les JO soient un spectacle attrayant qui en vaut bien d'autres, je ne le conteste pas. Mais quand même, ce n'est qu'un divertissement. Pas de quoi en faire une affaire internationale. Et pas de quoi dépenser autant de fric.

Savoir qu'un type met 2 ou 3 centièmes de seconde de moins que les autres pour parcourir 100 mètres, je ne vois pas très bien ce que ça apporte à l'humanité.

« Du pain et des jeux », qu'ils disaient au temps des gladiateurs.

 Les jeux, encore faut-il avoir au moins la télé ou Internet pour les voir. Quant au pain ...

Et puis il y a les drapeaux, les hymnes, l'exacerbation des nationalismes, plutôt malsaine. Même la Syrie a envoyé des athlètes. Ne pourrait-on envisager des compétitions où les participants ne représenteraient pas un pays mais eux-mêmes ? Le spectacle n'en serait pas moins beau. Seules les identités nationales en pâtiraient. Et ce serait tant mieux. 

J'ai, malgré tout, un bon souvenir de JO, en 68, à Mexico : les deux coureurs noirs levant le poing ganté sur le podium pendant l'hymne américain. Attitude contraire aux « valeurs olympiques » qui a entraîné leur mise à l'écart mais qui m'a fait drôlement chaud au coeur.

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