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Publié par philippe Guillaume

wim.jpgLe film de Wim Wenders n'est pas un biopic car Hammett n'a jamais été détective privé  mais modeste employé de l'agence Pinkerton qu'il quitta pour des raisons de santé.

Il s'agit, après " Chinatown " de Polanski, de rendre hommage aux archétypes du film noir en confondant Sam Spade et son créateur. Notre cher ChiKago Riffer est la preuve vivante de notre intérêt renouvelé pour un monde déconnecté pourtant de la réalité sociale qu'il reflétait.

Comment le réel inerve-t-il  une oeuvre ? A quelle existence romanesque peuvent prétendre le chauffeur syndicaliste, la Chinoise perverse et pervertie, l'accorte voisine ? Difficile à dire quand le réel est lui même le produit fantasmé d'une fiction.

Alors, va pour cette promenade dans un Chinatown nocturne et onirique que la présence de Sylvia Sydney, Elisha Cook, Royal Dano, habitués du genre et reconnus pour en être des icones emblématiques, retient  au seuil du royaume des ombres.

La figure du privé est enrichie par l'angoisse de la page blanche et sa déambulation dans un monde exempt de jugements moraux le pousse de toboggan wellesien en pièges " sérialesques " dans le salon où sont démasqués de vieux et répugnants potentats.

Avec Wenders l'embaumement d'un genre n'a pas encore atteint ses extrémités hyperréalistes quasi abstraites, Wim le teuton exécute humblement la commande de son ami américain Francis Ford Coppola. Un autre ami surgit au détour d'une séquence nanti de son légendaire barreau de chaise : Samuel Fuller, et si Nicholas Ray disparu après le beau film testament de Wenders ( " Nick's movie " )avait survécu à sa terrible mort annoncée, sûr qu'il aurait été du voyage !...

CINE PHILL


 

 


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