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Publié par Edouard Piolet

LA MARCHE DU SOUVENIR

 

Ca marche encor, le souvenir !

Ca s'accroche au coeur et à l'âme !

Ca vous a des chaleurs de flamme

Dans l'âtre froid de l'avenir !

 

Ca se fait bois, ça geint, ça flambe,

Demi-cendre et sitôt foyer,

Quasi mort d'avoir flamboyé,

Ca danse encore sur une jambe !

 

Ca repeint d'hier la tracé

Sans trop savoir où cela mène !

Ca vous brode une autre semaine

Aux mille cinq cents du passé !

 

Ca vient pleuvoir sous les paupières,

Ca pique, ça brûle, ça mord !

Ca vous invente le remords,

Vous jette ses premières pierres !

 

Ca redessine, en quelques traits,

Sur le papier qu'il veut caresse,

Parmi les mots de la tendresse

Les lignes vagues des portraits.

 

Ca vient couler aux gorges sèches

Comme un ruisseau frais de l'été,

Ca chante un air de liberté

Comme la pierre au feu des bêches.

 

Ca réveille les cris du temps

Aux entrelacs de la mémoire.

Ca met en chapitres l'histoire

Du moindre siècle des instants !

 

Ca vient trop tard dire je t'aime !

Ca rêve encor, le souvenir !

Ca ne pourra jamais finir !

Même au point final du poème !

 

août 1997

 

Chacun porte en soi

Douloureusement

Le souvenir d'un pays imaginaire !

 

 

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