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Publié par Edouard Piolet

EXTRAORDINAIRE

 

Et ce ventre à remplir

Et ce ventre à vider

Et ces yeux à ouvrir

Et ces yeux à fermer

Ce fusil à tenir

Ce fusil à rouiller

Et ce sexe à jouir

Et ce sexe à jouer

ce cerveau à garnir

Ce cerveau à laver

Et ce coeur à ravir

Et ce coeur à payer

Et ce cri à gémir

Et ce cri à gueuler

Et cet homme à haïr

Et cet homme à aimer !

 

août 2002

 

 

 

SYMPHONIE N°5

 

Comme la pluie comme une valse

Un mot de plus

Comme un retour

Un détour

Sur mon émoi les notes passent

Et l'archer pleure

Et l'archer rit

Ah ! Franz, que c'est doux cette pluie

Après le tumulte

Après les humains

Sur cette symphonie

Musique morte trop tôt3357681681_60602f482d.jpg

Ah ! Franz, je l'aime

Quand même

Au soir

Pour jamais

Un peu tard !

 

décembre 2006

 

 

LE VIEIL ENFANT

 

 

Regarde toutes ces cannes,

Ces bérets, ces paletots,

Ces guenilles qui se fanent

Aux clous des porte-manteaux !

 

Le temps a strié des veines

Dans le hêtre des sabots

Où quelques poussières traînent

D'un dernier tas de copeaux.

 

Sur les marches du silence

Des cuisines sans échos,

Un chien oublié s'élance

Vers d'invisibles fagots.

 

Contre la pierre impassible

Le mûrier, privé de faux,

Prend la lumière pour cible

Par l'ascenceur des chéneaux.

 

Regarde ! L'enfant, peut-être,

Cherche le bon numéro,

Le regard prêt à renaître

Dans la vitre du carreau

 

mars 2002

 

 

 

 

 

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