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Publié par elsapopin

Le talisman de Kipling

( 27 juin 1951 )

Rudyard Kipling, dit-on, portait toujours sur lui, dans la poche de son veston,, un exemplaire de son chef-d'oeuvre " la Livre de la jungle ," Ce volume, fatigué, maculé, lui venait d'un soldat anglais auquel le livre avait sauvé  la vie pendant la dure guerre des tranchées. Il l'avait dans sa capote quand une balle vint s'amortir sur le volume. En reconnaissance, il l'expédia avec une lettre explicative au grand romancier britannique. Depuis lors, en souvenir de son fils mort à la guerre, Kipling portait toujours sur lui le livre sauveur comme un mélancolique talisman.

 

 

Le cirque BARNUM

(  20 mai 1951 )

Philéas Taylor Barnum de Bethel, Connecticut, a été sans aucun doute le plus célèbre organisateur de spectacles des Etats-Unis.

Né en 1810 et mort en 1891, il fonda en en 1871 en association avec Bailey, le plus grand cirque du monde : le Barnum. Cette année, le Barnum s'est mis en route avec un train de roulottes rouges et jaunes, long de trois kilomètres et a l'intention de parcourir  au cours de sa tournée plus de 27200 kilomètres.

La caravane se compose de 1500 hommes, 700 chevaux, 50 éléphants et 500 bêtes féroces.

L'entretien de cette troupe  coûte dix-huit mille dollars par jour ( plus de six millions de francs ) et quarante-trois tentes sont nécessaires pour abriter hommes et animaux. La tente principale contenant trois pistes peut contenir 50000 spectateurs.

Cette ville roulante possède un bureau de poste, un hôpital et un magasin de confection.

Le fleuret de Napoléon

( jeudi 18 octobre 1951 )

On voit, au musée d'Auxerre, une fleuret banal et qui serait dépourvu de toute valeur s'il n'avait appartenu à Napoléon, lequel l'oublia dans sa chambre lorsqu'il quitta la garnison de cette ville.

Ceci rappelle, et c'est un point de la petite histoire généralement ignoré, que le jeune Corse faisait des armes. Il se battit même en duel avec un industriel de Dole, qui l'atteignit légèrement au bras droit.

Il fut sur le point d'aller également sur le pré avec un des ses camarade, Bussy, lieutenant comme lui et qui habitait le même hôtel. 

Bussy utilisait tous les instants de loisirs dont il disposait à souffler dans de bruyants instruments de musique, ce qui troublait infiniment le studieux Bonaparte. Une violente altercation éclata. On décida de vider cette querelle la lame au poing. Mais les officiers supérieurs s'y opposèrent. Et, sans leur intervention, le cours des graves événements qui se préparaient eût peut-être été différent, car Bussy était un redoutable bretteur, bien capable d'atteindre mortellement son adversaire...

...Alors, que les troupes impériales battaient en retraite en 1814, au moment de la campagne de France, Napoléon, désireux d'obtenir certains renseignements, fit appeler le maire d'une petite localité de l'AISNE, dans laquelle il venait de s'arrêter. Le maire accourut, c'était Bussy, qui avait pris ses invalides.

- Vous ! Bussy ! s'exclama l'empereur. Que faites-vous ici ?

- Moi, sire ? répondit l'ex-lieutenant devenu capitaine, j'apprends à jouer...du cor de chasse !

 

 

 

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