Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

Publié par elsapopin

Tout le monde connaît la grenouille. Mais on ne la connaît généralement que de façon superficielle. On ignore notamment que cet amphibie ne boit jamais d'eau mais absorbe par les pores de sa peau l'humidité qui lui est nécessaire, et que l'animal dispose d'une langue bifide qu'il projette en avant pour capturer sa proie.

En dehors de ces deux caractéristiques, les grenouilles de notre continent n'offrent rien de spécifiquement remarquable. Mais il est de par le monde d'autres types de batraciens qui présentent des particularités fort curieuses.

Commençons par la gigantesque " Catesbiana " d'Amérique du Nord, appelée plus vulgairement " la grenouille-taureau ". Sobriquet parfaitement justifié car le cri de l'animal, que l'on perçoit à une très grande distance, s'apparente étrangement au mugissement du bœuf.

Un de ces amphibies adultes mesure trente centimètres de long, quinze de large et pèse environ 1 kilo. Son agilité est extrême :il franchit aisément trois mètres de longueur et un mètre cinquante en hauteur. Il est doté d'un appétit redoutable.

Cet animal, en dépit de sa taille, ne détient pourtant pas le record de la  grosseur qui appartient sans contestation possible à la " Rana golia ", la grenouille du Cameroun. Ce phénomène du genre est long de quarante centimètres et large de trente.  Cette grenouille est douée d'une force peu commune et l'une d'elles défonça le couvercle d'un baril dans lequel on l'avait enfermée pour l'emmener en Europe.

Dans les districts côtiers de la Tasmanie on rencontre en colonies importante la " Baltirame ". Elle émet durant des heures entières un son puissant et bref qui rappelle nettement celui du marteau s'abattant sur des cailloux. L'illusion est si précise que le touriste non prévenu s'imaginera facilement que les cantonniers casseurs de pierre sont au travail dans les parages.

En Argentine, on rencontre la " cératofre ornato ", un gros amphibie batailleur en diable et doué d'un bien mauvais caractère. Sa morsure est venimeuse. Pour guetter et surprendre sa proie, l'animal l'enterre dans le sable d'où il ne laisse émerger que ses deux yeux  placés à l'extrémité d'une protubérance. Le cri de ce batracien est exactement semblable  au vagissement d'un nouveau-né.

Disons, pour terminer, quelques mots  sur la " Phryniseus nigricans ", jolie grenouille de l'Amérique du Sud, qui se livre à une surprenante consommation de fourmis. Vêtue d'une  écarlate robe orange et écarlate, elle module, au déclin du jour, des notes que l'on pourrait croire issues d'une flûte tant elles sont mélodieuses.

C'est une qualité que l'on aimerait  rencontrer chez nos grenouilles de France dont les concertos dépourvus d'harmonie  perturbent souvent le sommeil du citadin en vacances à la campagne.


 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article