Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par elsapopin

On connait la version de la bible, l’histoire de Noé et de son arche.

Mais même si l’on veut bien accepter cette version comme exacte, une question se pose : le déluge était-il universel ? Et toutes les parties du monde se trouvaient-elles submergées ?

Cette question est restée sans réponse, nous entendons par là, sans réponse probante.

Et comment en serait-il autrement puisque pour étayer un raisonnement sûr et définitif on ne peut s’appuyer que sur des légendes, nombreuses mais combien différentes !

On raconte dans l’Inde qu’un héros national, Manu, fut, un jour qu’il se baignait, averti par un poisson énorme qu’un cataclysme effroyable se préparait. Le poisson lui conseilla de prendre sa barque, de charger des vivres et de se réfugier sur le sommet d’une très haute montagne.

Manu écouta cet avis qui lui paraissait évidemment inspiré par la  providence, effectua plusieurs voyages jusqu’à un pic géant pour y mettre en sûreté plusieurs membres de sa famille et divers animaux utiles. Il faut croire que les animaux nuisibles trouvèrent parfaitement le moyen de se tirer d’affaire sans le concours de Manu.

En Perse on raconte le déluge d’une façon un peu différente. Les Dieux, outrés un jour des vices et  défauts de l’humanité décrétèrent sa destruction. Pour la consommer, ils firent tomber sur les chaînes montagneuses une formidable quantité de neige. Cette neige, au moment de la fonte, devait se transformer en torrents et submerger tout le pays.

Les dieux, cependant, décidèrent de sauver de l’anéantissement général un certain Yima, homme bon, simple et pieux. Pendant son sommeil on lui suggéra l’idée de construire sur un pic rocheux une tour carrée dans laquelle il s’enfermerait avec les êtres qui lui étaient chers et les couples d’animaux destinés à perpétuer la race plus tard. On remarqua que, l’arche de Noé mise à part, il existe une certaine concordance entre les versions de la Bible, de l’Inde et de la Perse.

Les archéologues ont trouvé en Mésopotamie, en fouillant les ruines de la bibliothèque de Ninive, l’antique capitale des empereurs assyriens, une autre version qui se rapproche de celles que nous venons d’énumérer.

Il s’agit de tablettes d’argile sur lesquelles on a relaté l’histoire d’un certain Utnapistim. Ea, le dieu des mers, le prévint que des pluies torrentielles allaient couvrir la terre.

 Utnapistim s’empressa de construire une vaste barque sur laquelle il prit place avec ses proches et des animaux. Longtemps la nef fut le jouet des flots avant de se poser sur une montagne du Kurdistan. Utnapistim lâcha alors une colombe, une hirondelle, puis un corbeau, et, comme les animaux ne revenaient pas, il se décida à descendre des hauteurs où il gîtait.

Les faits que relatent ces diverses légendes remontent approximativement à 70.000 ans. C’est assez dire qu’en dépit des progrès de la science, leur contrôle ne repose que sur le raisonnement, la déduction, qui sont, en pareilles matières, des bases bien fragiles.

Vendredi 18 octobre 1940

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article