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Publié par elsapopin

COURAGE FEMININ

 

Suivant une coutume consacrée depuis 700 ans on a distribué cette année encore, en Angleterre, aux pauvres de Tchiborne une somme représentant la valeur d’un terrain de 25 acres.

L’histoire de cette tradition, qui met en relief le courage extraordinaire d’une femme, mérite d’être contée.

Lady Isabella Tichborne était gravement malade. Ses jours, ses heures étaient comptés. Sentant sa fin prochaine elle fit appeler son époux et lui demanda, en souvenir d’elle, d’accorder tous les ans, un jour rappelant celui de son décès, une certaine somme d’argent aux pauvres de la région.

Le seigneur de Tichborne était dur, âpre au gain :ticheborne.jpg

«  je consentirai volontiers à exaucer votre désir", répondit-il, "mais vous êtes moins malade que vous le pensez. En tout cas et pour ne pas vous opposer un refus voici ce que je vous propose : vous allez parcourir une partie de mes terres pendant que brûlera une torche, Lorsque la torche s’éteindra le terrain arpenté par vous représentera la valeur des subsides que j’accorderai tous les ans aux miséreux".

 

Cette femme admirable quitta son lit. Comme elle était incapable de tenir sur ses jambes elle rampa sur les genoux et les mains.

Lorsque la torche eut jeté sa dernière lueur elle avait parcouru 23 acres. Le lendemain elle expirait.

Son souvenir est resté vivace et les pauvres de Tichborne bénissent chaque année la mémoire de Lady Isabella.


CHARLOTTE et WERTHER

 

goethe.jpgDans une rue de Hanovre, dans la Grosse Hégion Gidienstrasse, on a récemment restauré sur une ancienne maison une plaque qui porte ces mots :

 «  Ici vécut et mourut, le 16 janvier 1838,  Charlotte Kestner, née Buff. « 

Cette inscription en apparence anodine a, du point de vue sentimental, une importance plus grande qu’on ne se l’imagine.

 

Charlotte Kestner est, en effet, la femme qui inspira WERTHER à Goethe. Mais, contrairement à ce que l’on croit, elle ne fut pas l’héroïne de ce roman.

Jeune fille, elle avait ébauché, en 1772, dans un bal champêtre de Wetzlau, une idylle avec le jeune poète Goethe. Puis elle l’oublia et épousa un paisible bourgeois, Kestner. Le poète, de son côté, l’avait lui aussi oubliée.

Quelques années plus tard, un jeune diplomate ami de Kestner, Charles Guillaume Jérusalem, le pria de lui prêter des pistolets pour accomplir «  un lointain voyage « .

Kestner prêta les pistolets et Jérusalem se suicida avec. Il fut démontré par la suite qu’il était neurasthénique et à demi fou.

Goethe s’empressa de rassembler les deux personnages de Charlotte et Jérusalem pour bâtir le roman qui devait connaître, et connaît encore une réputation mondiale.

Les bases de ce roman étaient fausses. La vérité historique y perdait mais au contraire la belle et troublante légende y gagnait.

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