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Publié par elsapopin

On en a connu deux qui eurent leur heure de célébrité.

Ils existaient vers la fin du siècle précédent : l’un à Paris, l’autre à Londres.

Celui de Paris avait pris pour devise les vers d’ Alfred de Vigny :

Seul le silence est grand,

Tout le reste est faiblesse

Si le club de Paris n’eut qu’une durée assez éphémère, celui de Londres, le «  Mom club «, lui, exista une vingtaine d’années. 

La devise de la société était : «  Il n’est pas de bonne compagnie que la langue ne gâte « .

Le chiffre maxima des membres du club ne pouvait dépasser douze.

Tous les soirs les sociétaires se réunissaient dans  une vaste pièce, autour d’une table ronde. Ils buvaient de la bière et fumaient la pipe. Au premier coup de minuit tout le monde se levait. Chacun rangeait sa pipe au râtelier et rentrait chez soi. Pas un mot n’était prononcé. Le club possédait un fort belle bibliothèque dont l’ouvrage le plus lu était « La femme silencieuse « de Ben Johnson. Dans ce milieu pacifique un scandale éclata pourtant un soir. Ne pouvant retenir son enthousiasme, le président se leva et dit joyeusement : «  Messieurs, notre glorieuse  armée a triomphé, Notre duc de Malb…Il ne put terminer sa phrase, les autres membres s’étaient dressés pourpres d’indignation devant cette violation des statuts du club.

Un vote fut institué immédiatement ( les membres du club votaient à la romaine pouce tourné vers le ciel ou vers le sol ). A l’unanimité le malheureux président fut déchu de ses fonctions et exclu du club. Et, sans doute pour éviter qu’un tel incident se reproduise, on lui donna pour successeur un…sourd-muet !

F.Estebe Jeudi 25 avril 1940


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