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Publié par elsapopin

RASOIRS DE PIERRE

 

 

En explorant la Mésopotamie, des savants ont découvert des rasoirs datant de bien avant notre ère chrétienne. En examinant ces rasoirs, on a l'impression que les habitants des rives de l'Euphrate et du Tigre attachaient un grand prix à paraître en public rasés de près. Les lames sont composées d'un morceau de pierre très aiguisée présentant à une de ses extrémités un trou permettant le passage du doigt afin de le tenir.

Un des membre de l'expédition a eu l'idée de repasser une de ces lames et de s'en servir. Le résultat de l'opération a été surprenant et le savant a déclaré à qui veut l'entendre que les rasoirs modernes ne sauraient nullement remplacer les lames dont on venait de faire la découverte et qui avaient servi à des hommes vivant il y a plusieurs dizaines de siècles.

Petite histoire de tous les pays

 

Bien avant la guerre mondiale, la ville de Constantinople n'était pas précisément l'endroit où l'on se sentait toujours en sécurité. Il existait, en effet, des quartiers qui, n'étant pas éclairés la nuit, formaient de véritables guets-apens : hommes et bêtes égarés dans ces lieux n'en sortaient indemnes que très rarement.

Se concertant entre eux, les ambassadeurs étrangers envoyèrent un jour un mémorandum au sultan, demandant plus d'éclairage  pour la sécurité de leurs nationaux respectifs. Le système oriental commença alors :

Le gouverneur civil octroya cent mille piastres pour la construction d'un certain nombre de réverbères qui devaient éclairer les endroits obscurs. Cinquante mille piastres furent immédiatement remises au haut fonctionnaires chargé de faire exécuter les projets. Celui-ci en retint vingt-cinq mille et transféra le restant entre leurs subalternes. Ceux-ci, après avoir écrémé les fonds, remirent mille piastres aux vigiles de la ville en leur recommandant d'installer les réverbères.

Les vigiles de la ville, qui avaient des allumeurs de lanternes sous leurs ordres, donnèrent quelques piteux pourboires, moyennant lesquels ils s'engagèrent à poser des lanternes dans les quartiers désignés. Et, la nuit venue, des ruelles obscures furent éclairées par des lanternes et lampions dans lesquels brûlaient soit de l'huile soit de la graisse bon marché.

Mais, après minuit, les feux s'éteignaient un à un ; de pauvres derviches et mendiants affamés parcoururent les rues, s'emparèrent des lanternes et burent graisse et huile pour calmer leur faim.

Et la ville entière retomba dans l'obscurité...

jeudi 7 septembre 1939

 

 

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