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Publié par elsapopin

La résistance du corps humain

Certains exemples donnés par les jeûneurs et notamment  par le fameux Succi ont apporté à la science la preuve formelle  de la résistance du corps humain à la famine.

En fait, pour justifier la vieille expression «  mourir de faim «  , il faut que l’organisme soit totalement privé d’aliments, et surtout de liquides pendant de nombreux jours. Pendant le terrible tremblement de terre qui désola la Calabre et une partie de la Sicile en 1783, dix personnes restèrent ensevelies durant quinze et vingt jours sans, sous les décombres, sans boire ni manger. Un jeune enfant, nourri au sein,  resta quatre jours sans boire une goutte de lait. Toujours à propos de cette catastrophe disons aussi que deux mules, bloquées par les roches,  furent privés de boissons et d’aliments durant vingt-cinq jours.

A Sienne, les professeurs Luciani et Bufalini ont isolé une chienne à laquelle ils injectèrent quotidiennement 155 centilitres d’eau par jour et qui vécut ainsi un mois. Mais le cas le plus stupéfiant est sans doute  celui qui fut observé dans le Piémont par le professeur Dominico Osella, médecin des princes de la maison de Savoie- Carignan.

Une femme, Anna Garbero,  âgée de 55 ans, s’alita le 8 septembre 1825 et, dès ce moment, cessa de s’alimenter. Le 3 avril 1826, la transpiration de la peau cessa. L’épiderme se parchemina. Le miroir placé devant ses lèvres ne se ternissait pas. Les docteurs, qui  venaient voir ce cas extraordinaire avec l’intérêt que l’on devine, constatèrent que la malade avait conservé  très aigu le sens de l’odorat. Le parfum d’une rose approchée de ses narines la réveillait.

Elle mourut le 17 mai 1827 après être demeurée, si incroyable que cela paraisse, trente deux mois et onze jours l’estomac vide ! 

 

Les seaux de la Belle Gabrielle

Tout récemment encore, en plein Paris, sur la butte Montmartre, existait une sorte de bicoque ayant appartenu à la Belle Gabrielle et dans laquelle Henri IV venait se reposer les jours  de chasse. Devant la pavillon était un puits  au fond duquel on pouvait voir deux ronds  qui émergeaient de la boue fétide. C’était deux seaux de bois datant du roi Henri !  La commission d’hygiène ayant décidé  de faire combler le puits, dont les émanations nauséabondes étaient dangereuses  pour la santé publique, on voulut sortir les seaux : le bois vermoulu  tomba en poudre et l’on ne put remonter que les ronds de fer rouillés qui jadis les encadraient.  Que sont-ils devenus ? Sans doute les gamins de ce quartier jouent-ils encore au cerceau avec  le seau de la Belle Gabrielle.

 

La Belle Gabrielle, Montmartre de Maurice Utrillo

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