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Publié par elsapopin

 

Les collectionneurs sont légions. D’aucuns amassent des timbres postes ou des cartes postales illustrées ; d’autres recueillent des carnets de bal, des sonnettes, des boutons d’uniformes et de livrées ; d’autres encore collectionnent des autographes plus ou moins authentiques, comme ce niais à qui un fumiste avait vendu une lettre du Christ !

On citait autrefois la collection de serrures de Louis XVI, les innombrables théières du roi d’Angleterre Georges IV , les drapeaux du roi Louis de Bavière, les thermomètres de Bismarck, les flacons de parfumerie de Carmen Sylva, reine de Roumanie, les affiches de théâtre du frère de Meyerbeer qui mourut fou , le corps enveloppé comme de bandelettes, d’anciens programmes.sylva.jpg

Maurice Donnay, le célèbre auteur dramatique, possède la plus curieuse série de cartes de visite où, au-dessous du nom, on relève telle qualité ridicule, comme celle-ci : «  Officier de réserve et d’académie « 

Le concierge de la maison de  Voltaire, à Ferney, près de Genève, vendait jadis des centaines de cannes et de perruques ayant toutes soi-disant appartenu à l’auteur de Candide. Il s’est fait ainsi un revenu des plus estimables.

Un aubergiste du Mont Saint-Jean vendit, durant des années, à de naïfs anglais, le clou où Napoléon, la veille de Waterloo, avait accroché son chapeau.

Dans une pièce intitulée «  Le Clou du Mont Saint-Jean  «, un auteur dramatique dévoila le truc et fit cesser le petit commerce.


 

 

La montre souvenir de Lafayette

lafayette.jpgA l’occasion de leur raid Paris-New-York, Costes et Bellontes ont reçu un nombre incalculable de cadeaux. Parmi ceux-ci figurent de nombreuses montres.

Ce n’est pas la première fois que les Américains offraient ainsi des montres aux français.

En 1874, M. Oscar de La Fayette, le petit-fils de l’illustre libérateur  des Etats-Unis, reçut une montre offerte par la nation américaine. Mais cette montre avait ceci de particulier qu’elle avait été donné auparavant par Washington à l’auteur de l’Indépendance américaine.

Par quelles mystérieuses suites de circonstances, la montre de l’illustre citoyen français était-elle restée en Amérique ? L’histoire ne le dit pas. Toujours est-il qu’un brocanteur l’avait en sa possession et que, sachant bien sa valeur, il voulait la vendre une très forte somme.

Le Gouvernement des Etats-Unis eut alors la pieuse penser de racheter ce bijou historique, et la délicatesse, plus louable encore,  de la rendre au descendant du héros auquel elle avait appartenu.

La montre fut payée cent fois sa valeur, expédiée à New-York à M. Washburne, alors ministre des Etats-Unis à Paris, et celui-ci la remit solennellement à Oscar de Lafayette, en présente de la délégation américaine au grand complet.

Toile : Lafayette

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