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Publié par elsapopin

Le monde est très petit et très vieux. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil.  A des milliers de lieues, à des milliers d'années, des coutumes immémoriales se retrouvent, qui nous semblent  nouvelles, dans les relativités de l'espace et du temps.

Il a fallu le tragique accident d'autombile de Bernay, où un beau-frère de S.M le Mikado  a trouvé la mort, pour révéler aux Parisiens l'existence au Japon de rites funéraires identiques à ceux des anciens Egyptiens, tels que les attestent les fouilles récentes du tombeau de ToutanKhamon.

L'étrange spectacle que celui de l'arrivée à l'ambassade japonaise et de la mise en chapelle ardente de la dépouille mortelle du prince Kitashirakawa.

Le deuil japonais est blanc. Un tapis blanc couvre le parquet. Les murs du salon, les fenêtres, le plafond sont tendus  de soie blanche.

Et voici le rite, venu du plus lointain des  âges. Sur des plats de porcelaine, dans les plateaux de laque précieuse, des flacons de jade et des coupes de cristal, les parents et les amis du mort apportent les offrandes qui doivent apaiser la faim des divinités guidant les âmes des défunts dans leurs métempsycoses : la carpe au ventre rose, aux écailles argentées, le riz bouilli, les fruits, les légumes et le " saké " , qui est l'eau-de-vie japonnaise.

A droite et à gauche  de la table aux mets rituels, brûlent les cires de deux hauts candélabres de cuivre, et s'érigent les feuillages en pyramide de deux lauriers ceints de bandelettes de papier portant , en caractères nippons, les prières suprêmes.

le corps demeura ainsi, sous les fleurs et les offrandes quotidiennement renouvelées, jusqu'au jour de transfert à Marseille.

L0, un navire japonnais vint le chercher pour le ramener dans l'Empire du Soleil-Couchant.

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