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Publié par elsapopin

Tu es entré ici,
par une porte cochère,
un baiser dans le cou,
une caresse sur mon cœur
en passant par la cour
te posant sur ma main
légèrement ivre,
titubant de plaisir.
Tu es entré ici,
tu as poussé cette lourde porte,
toute neuve,
toute bleue,
tourné la poignée dorée pour seule fioriture;
j’ai entendu le vent s’engoufrant en mon sein,
j’ai tendu l’oreille et ouvert les yeux
apercevoir ta silhouette
entourée de mille lumières
chapelier fou de briques rouges
ressentis flous de mille présages.

Tu as écrit des mots à l’encre de nos âmes,
tu as tourné au coin de notre ancienne rue,
les arbres s’étonnent encore
que je chante aussi fort
comme l’oiseau doré
aux plumes majestueuses,
le Phoenix renaîssant,
la Colombe de la Paix
ont fait leur nid troublés
par notre beau langage
élégamment sonore
étonnement encore
qu’une vie peut chavirer
dans l’océan d’amour.

Le soleil entre en moi
comme une épée cascade,
cousant un nouveau drap,
brodant un autre nom,
au creux de l’ancien temps
des torchons paraphés
des trousseaux hypocrites
aux mariages imposés.

J’ai enfoncé mes mains à l’intérieur de nous
pépite du matin
comme un enfant qui joue
sous l’arbre reposé;
tu as rejoint l’aurore avant qu’elle ne s’éteigne,
ses couleurs chaloupées
ont enjoyé mon corps
et l’eau qui tremble à mes pieds
absout ton départ proche.

La douceur s’arrête ici
à l’entrée de nos soupirs
ferme et cligne paupières nues;
la boîte de Pandore
soulève comme on peut
retrouver les heures belles
quand on est Amoureux.

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