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Selon Isabelle Balkany, c'est son beau-père, Giula, qui aurait contribué, à Auschwitz, à la libération de Simone Veil. Or, Simone a bien été détenue dans le camp d'extermination (peut-être avec papa Balkany) mais elle a ensuite été transférée à Bergen-Belsen et c'est là qu'elle a été libérée par les Russes en 45. Isabelle a ensuite reconnu son « erreur ». Alors, on sèche ses larmes dans les chaumières de Levallois ?

Montmartre en deuil de Michou qui, ai-je entendu, était d'Amiens et n'avait jamais oublié d'où il venait, ce qui n'est pas le cas de tous les Amiénois.

Zeus, justement : avec raison, l'abolitionniste Badinter s'est indigné d'entendre les manifestants demander, au sens propre, sa tête, vouloir lui faire subir le sort de Louis XVI. À ce sujet, chaque 21 janvier, les Libres Penseurs mangent de la tête de veau pour commémorer la décapitation de 1793 ; ils ont du reste conservé le calendrier révolutionnaire comme si l'Histoire de France s'était arrêtée à la fin du 18° siècle !

C'est pourquoi, si je partage à 100% leur pacifisme, je n'ai nulle envie d'adhérer à leur mouvement. Bref, il paraît que, dans un cas comme dans l'autre, c'est du folklore. Peut-être mais alors de mauvais goût : réclamer ou célébrer la peine de mort n'a rien d'anodin. À la Libération, Camus s'est déclaré, dans une pétition, contre l'exécution de Brasillach qui n'était pas, très loin s'en faut, un enfant de chœur : directeur de la revue « Je suis partout » qui non seulement prêchait le nazisme et l'antisémitisme mais dénonçait nommément des Juifs. Après coup, il a eu quelques doutes sur le bien-fondé de sa prise de position. On se demande pourquoi : si l'on est contre la peine capitale, on doit l'être en toutes circonstances et sans restriction.

Pour en revenir aux manifestants, ils subissent surtout l'effet de groupe. La psychologie de la foule conduit souvent à des extrémités aussi absurdes que cruelles. À ce sujet, lisez, si ce n'est déjà fait, « Mangez-le si vous voulez », de Jean Teulé, où des pékins comme vous et moi s'en prennent, sur un malentendu, à un type isolé et, d'insultes en menaces, finissent par le zigouiller avant de l'avaler tout cru. Précisons que Teulé, ainsi qu'il le fait souvent, s'est inspiré d'une histoire vraie.

Saillant, 6 ans après : en 2014, j'avais écrit un coup de gueule ( en l'occurrence plutôt un coup de cœur ) sur cette petite commune de la Drôme ( 1 300 âmes ). Le « Canard » revient sur son organisation politique originale parce qu'horizontale. C'était plutôt rare par les temps qui couraient et qui courent plus que jamais aujourd'hui, avec le pouvoir jupitérien.

Tout était parti, en 2012, d'une mobilisation réussie contre l'installation d 'un supermarché Casino. Les habitants de Saillans ont alors compris où le bât blesse : le problème, ce sont, même au niveau municipal, « ces élus tout puissants méprisant publiquement leur opposition ». Ils ont donc constitué une liste citoyenne qui l'a emporté assez largement. Il y a, en guise de maire, un binôme (« une ancienne directrice d'école et un homme connu pour ses talents de médiateur »), et un conseil qui ne peut décider de tout sans l'aval des administrés. Des groupes de citoyens se forment, donnent leur avis. Oh, certes, tout ne va pas sans heurts mais, ainsi que le dit une habitante, « ici, au moins, la démocratie échappe au modèle dépassé du premier de cordée ». Comme je l'ai déjà écrit en 2014, c'est plus facile avec 1 300 habitants qu'avec quelque 66 millions mais l'affaire est à suivre de près en mars prochain.

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