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Ceci va sans doute vous étonner : j'ai été très attristé par la disparition d'Alain Barrière, le 18 décembre. Elle n'est pas passée totalement inaperçue mais n'a pas eu non plus de grand retentissement (dans 10 ans, on parlera encore de Johnny et de son héritage). Bien qu'Alain Barrière ait été, comme on dit, un chanteur populaire, j'appréciais ce Breton qui, lui, au moins, savait chanter. Seul point commun avec “Ah que”, lui aussi a eu quelques ennuis avec le fisc (beaucoup moins que l'autre, ceci dit). N'eût-il écrit que celle-ci, “Elle était si jolie”, dans sa simplicité et son atmosphère de “Grand Meaulnes”, serait resté, pour moi, comme un petit chef-d'œuvre. Certaines chansons se doivent d'être suffisamment “évidentes” pour émouvoir. J'en dirais autant de Gérard Lenormand et de “Michèle” et même de “J'entends siffler le train” sur une musique folk américaine que j'ai eu le bonheur d'entendre chanter en version originale par l'incomparable Joan Baez. Si ces chansons avaient été plus “littéraires”, elles auraient été, à mon sens, loupées et j'y serais sans doute resté indifférent. Seule ombre au tableau : on ne choisit pas, enfin pas vraiment, ses amis d'enfance. Pour Alain Barrière, Le Pen était de ceux-là et leurs liens furent suffisamment durables pour que le pitbull assiste à ses obsèques.

Il est rare que j'écoute la langue de bois dont sont faits les vœux présidentiels. Cette fois, je m'y suis collé. 18 minutes pour ne rien dire. Il a eu d'abord une pensée chaleureuse pour ceux qui sont malades ou qui sont seuls (ça ne mange pas de pain). Ensuite, il a évoqué la mort du Chi et l'incendie de Notre-Dame. C'est pratique, ce genre d'événement pour éviter de s'étendre sur les sujets qui fâchent. Et puis il n'a pas oublié de se passer de la pommade : grâce au Grand Débat, il a su instaurer un dialogue respectueux et républicain sans précédent dans notre démocratie. Sans précédent ? Pas possible ! Et “en même temps” (ça, il ne pouvait pas l'éviter), nous commençons, paraît-il, à percevoir dans le concret de nos vies les premiers résultats des efforts de transformation engagés depuis deux ans et demi. Ça, c'est bien vrai, les Gilets Jaunes et les grévistes de fin 2019 peuvent en témoigner. Un petit mot sur les investissements internationaux en oubliant d'évoquer la vente d'armes à l'Arabie Saoudite : un oubli, sans doute. Il y aurait eu plus de 500 000 emplois créés depuis mai 2017. Il n'a pas précisé le degré de précarité de la plupart de ces emplois. En fait, il a surtout prêché par omission. Il lui était impossible de ne pas aborder (très rapidement) la question des retraites : le projet sera mené à

son terme, a-t-il annoncé, mais “nous prendrons en compte les tâches difficiles” : en d'autres temps, on appelait ça les régimes spéciaux. Il est prêt à discuter avec les organisations syndicales qui le veulent : lesquelles puisque même la CFDT est vent debout ? Il veut investir en priorité dans l'éducation et dans la santé : transmis aux grévistes de ces deux professions. Pour une médecine plus humaine centrée sur le patient (et non sur la tarification à l'acte ?). Il ne pouvait non plus passer sous silence le problème de l'environnement. La “révolution” doit être écologique et sociale, écologique et culturelle. Tout est dans le verbe “devoir”. Enfin, il paraît que nous sommes un peuple de bâtisseurs, rapport à la reconstruction de Notre-Dame... Bref, écoutez plutôt, ci-dessous, les vœux de Charline Vanhœnacker, de Guillaume Meurice et de Frédéric Fromet!

Quel con, ce Balkany! Même avec son mal de dos, s'il avait eu plusieurs nationalités, il aurait pu facilement s'évader. Quelle idée de ne pas être franco- libano- brésilien ?

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