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Publié par elsapopin

Il était une fois un écureuil tout roux

Avec une grande queue en panache 

Il vivait sur un chêne dans un trou

Dans une forêt couleur pistache.

 

Ce petit animal avait des provisions

Glands, noisettes, végétal, à foison .

Passa octobre et ses couleurs de feu

Vint novembre le maussade, le silencieux,

 

L'écureuil s'ennuyait dans son logis

Et rêvait les longs jours de pluie ,

De gambader au matin dans la brume

Et la nuit, de danser au clair de lune.

 

Ses compagnons le mettaient en garde :

- Si tu sors tous les jours par mégarde

Les hommes ou les chiens tôt ou tard

Te rattraperont comme maître renard !

 

Mais notre écureuil restait sourd

A tous leurs beaux discours 

Et bravant le brouillard, le givre, le froid

Il partit quand novembre régnait en roi.

 

Un jour il échappa au lynx des neiges

Un autre jour aux chiens des promeneurs

Un soir au chat sauvage et au tracteur

Enfin il évita la chasse et son cortège.

 

Il s'approcha timidement d'une petite maison

Où dormaient une fillette et un nourrisson

Il grimpa sur le rebord de la fenêtre

Et frappa aux carreaux avec sa tête.

 

La petite fille craintive mais gentille

Se réveilla, alluma la pièce obscure,

Entrouvrit péniblement un battant,

Prit dans ses bras l'écureuil tremblant.

 

- Que fais-tu là ? As-tu une blessure ?

Elle l'examina, mais il n'avait rien

- Que fais-tu là si loin des tiens ?

Poursuivait l'enfant aux yeux azur.

 

Des flocons de neige à présent

Dansaient dans la nuit tourbillonnant 

La fillette chercha une couverture 

Pour entourer l'écureuil et sa fourrure.

 

Et notre écureuil bien au chaud

Passa l'hiver, quand il fit beau

Voulut aller prendre l'air

Voir comment allaient ses frères.

 

Un beau jour d'avril 

Où la fillette était partie à l'école

Rapide, vif et agile 

Il prit la clé des champs du rossignol.

 

Il retourna dans son grand bois

Mais le vieux chêne n'y était pas

Disparus les grands sapins fiers

Les marronniers, les conifères !

 

Notre ami parcourut la forêt

Mais elle était devenue silencieuse 

Surpris, inquiet et aux aguets

Il regretta sa retraite heureuse.

 

Alors épuisé par tant d'émotions

Il s'endormit près d'un tronc

D'un arbre jonchant à terre

Il s'assoupit le nez en l'air.

 

Et dans la nuit il entendit,

Venant du tronc, des bruits :

C'étaient le hibou et la chouette, 

Les écureuils et la belette.

 

Tous avaient trouvé refuge

Dans le cœur de l'arbre tombé

Évitant ainsi les skis et les luges

Des adeptes de la neige et ses gelées

 

Petit écureuil ravi et content

Retrouva alors ses parents

Qui s'étaient si longtemps inquiétés

Il leur promit de ne plus les quitter !

 

Et quand vint le terrible été

Quand la chaleur se fit trop forte

La fillette referma la porte 

De sa maison pour aller retrouver

 

Son ami l'écureuil, le petit roux

Près de la fontaine et du grand houx

Caché dans le tronc bien au frais

Près de la source aux mille secrets.

 

Et les saisons défilèrent sur les rives du temps

La fillette devint  grande et savante

Étudia la terre, les vivants et les plantes

Et écrivit un conte d'hiver sur l'écureuil et l'enfant.

 

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