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Trois heur’du mat’ mort tout entier,
J’suis moins av’nant qu’unn’piol’hantée !
C’est le comptoir qui m’tient debout
J’ai l’air d’une épave en chantier…

Nuit embrasée par les deux bouts,
Plus d’lignes droites… Plus du tout…

Trois heur’du mat’en plein été,
J’ai la gueul’ sens dessus-dessous.

J’crois que tu fais fauss’route,
C’est pas unn’bonne idée,
Mon âm’j’l’ai balancée
Sur une air’d’autoroute !
J’poétise et je goûte,
Mais j’pourrais pas rester !
Je fais ça par respect,
J’suis rien que d’la déroute…

Elle s’approche et me demand’ce que j’écris.
Péniblement je lui réponds que j’me décris…
Elle m’interroj’sur d’où vient mon inspiration.
Mais moi j’me suis jamais posé la question…

J’suis trop bourré, j’parl’plus, je crie…

Ell’me dit « Tu me plais et j’aim’rais entrer dans ta tête ! »
Mais je n’ai rien écouté… j’étais coincé dans un texte…

Trois heur’du mat’en bord d’l’immonde,
J’réponds aux avanss’d’une blonde,
J’articul’mal… je louche… je tremble,
Si j’lâch’mon verr’j’crois bien que j’tombe !

Trois heur’du mat’, plein comme un angle,
J’suis en morceaux, à quoi j’ressemble ?
Elle, elle insiste, elle veut m’aimer !…
Et j’vois les autr’qui s’en étranglent !

Regard’j’suis tout cassé
Et toi t’es belle à se pendre,
J’pourrais jamais le comprendre,
Du coup j’vais tout gâcher…
Nous-deux ça peut pas marcher.
Ça finira par se tendre…
J’peux juste te proposer
D’fair’quelques pas dans la cendre.

Je l’entends plus, je l’imagine en sous-vêt’ments,
Tu vois là ce qui m’anim’ce n’est pas l’amour, non !

Trois heur’du mat’, j’ai la dégainn’d’un naufragé,
Alors qui de nous deux est le plus dérangé ?
Et puis tu sais, moi c’est le jour qu’je mens…

Ell’me dit « Tu me plais et j’aim’rais entrer dans ta tête ! »
Mais je n’ai rien écouté… j’étais coincé dans un texte…

 
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