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Pourquoi ce changement radical ? Je pourrais répondre : « parce que » et on en resterait là, à se demander pour quelles raisons j’aurais écrit tout ce qui précède.
Une fin d’après-midi, je revenais du domicile de mon patron, avec un carton de livres policiers sous le bras. Comme il était lourd, ce carton… Tant bien que mal, j’ouvrais le portillon qui grinçait, quand soudain je vis, devant la porte d’entrée, un petit animal noir qui attendait. Mes pas le firent s’éloigner et se cacher sous le grand buis, mais jetant le carton qui se vida de ses frissons garantis, d’un bond, je rattrapai aisément la bestiole.
Il s’agissait d’un oisillon, d’un oisillon avec plumes et non plus de duvet. Une petite hirondelle, un hirondeau. Comme il n’y avait pas de nid sous notre toit, ni dans les environs immédiats, ni même sur l’autre rive de la RN 102, où les véhicules circulaient quasi enchaînés… Bizarre, d’où atterrissait-elle ? Nous décidâmes de garder l’hirondelle.
Je n’en avais jamais vu de si près. Tout de suite, l’oisillon me charma. J’abandonnai tout pour m’occuper de lui. Tout d’abord le débarrasser de ces vilaines mouches qui lui suçaient l’arrière de la tête. Et ne voulaient pas s’en détacher… Au nombre de trois, elles étaient telles des sangsues. Comme les sangsues, que mon père, sur ordre médical, appliquait sur la nuque de mon grand-père et les ôtait une fois repues… Je songeai bien à la tapette d’Hubert, mais en même temps, j’aurais assommé trois mouches et un hirondeau. J’appelai mon fils à la rescousse. Nous n’étions pas trop de trois. La première mouche, délogée, me sauta littéralement dessus et disparut. Hubert la repéra le lendemain et la tua sans aucune pitié. La deuxième mourut écrasée sur la table…Ce qui m’aurait fait hurler en temps normal ! Quant à la dernière, nous la coinçâmes sous un verre retourné, pour la montrer au spécialiste. Il l’examina. Ses ailes se superposaient au lieu de se juxtaposer. Première fois qu’Hubert voyait ça. Il l’aplatit tout de même sans plus de formalité.
Jusqu’à ce jour, je ne m’intéressais pas plus aux hirondelles qu’aux canards, qu’aux tourterelles, qu’aux dindes… J’aimais les hirondelles parce que j’aimais le printemps, et ça s’arrêtait là. Hubert possédait des tonnes de livres sur les animaux, il répondit à mes questions. Une hirondelle mange des insectes, rien que des insectes. Je me doutais bien un peu, que sillonnant le ciel, ce n’était pas pour gober des miettes de pain, ou des graines.
A preuve donc que les mouches, moucherons, moustiques servent à quelque chose. Hubert voulut bien en convenir…

 

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