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L'air sentait le jasmin et la menthe poivrée,
Quand la nuit approchait,
Pas de loup, pas de fées.
L'herbe coupait les pieds,
Quand vous viviez chez nous.
Les vignes sauvages s'écoulaient en cascades
Auprès des marronniers.
Pendue à votre cou, je vivais dans vos bras,
Comme un lierre agrippé.
Puis l'hiver est venu, et vous prîtes la route
Qui mène aux collèges.
Aux écoles de Vannes où vous fûtes nantis
D'attentions blondes et brunes
Loin des bords de la Loire.
Plus votre âme qui vive
Derrière votre verrou.
Mon hêtre se languit des senteurs estivales.
Je ne vous attends plus sur les barques à fond plat.
Je ne vous attends plus, yeux verts noyés de roux.

Photo Julie Ladret

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