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( Dialogues à deux d'avant toute amitié )

Aime aussi Maud l'araignée
Elle a tissé sa toile au creux de tes rêves
Et en exhibe les diamants au soleil levant
J'ai filé une espèce de brouillard de soie
Je t'ai tissé une écharpe de mots doux
Et violents pour réchauffer ton existence
Pourquoi la mort grincerait-elle plus que la naissance ?
Il y a deux portes à la vie : inspire, expire
Violente peut-être, cruelle si je la refuse
Même si mon corps se disloque jour après nuit
Et que les dents me tombent avec les cheveux
Aime les Parques mon garçon
Ton linceul elles tisseront
Qui donc me tissera le mien ?
Dans la terre me réchaufferont feuilles et papillons
Tout ces vies chétives jugées obscènes
Les nébuleuses grouillent d'autant d'étoiles
Noble Spirale ! Pourquoi mépriser l'asticot?
En attendant, je suis une Parque
Nous sommes tous la Parque d'un autre
Ce foulard tissé est un souffle de vie
Somme toute un baiser léger
Aime les Parques mon garçon
Ton linceul elles tisseront
Qui donc me tissera le mien ?

Quel bordel ce matin Harold !
Arrête de broyer du désespoir tout noir le soir
(Sur l'air de quand un gendarme rit)

John Forna

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