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Ce n’est pas le texte qui est difficile, c’est toi qui es alambiqué comme une ferraille rongée de lèpre et de rouille, l’aiguille en dentelle d’une boussole qui aurait perdu le sens. C’est certainement cela : tu manges trop ou trop peu, mal, et que de saletés inavouées, de mensonges, d’ordures " chimistiques " nauséeuses habilement dissimulées dans ce mal manger. Toi, ta mémoire déborde, tu voudrais qu’elle se limite un peu, qu’elle en reste au vital, à l’essentiel.

Lui, là-bas, maintenant au cimetière, avait oublié son nom à force d’avaler des apothicaire-ries vénéneuses et lucratives, à qui voulait l’entendre, personne ou à peu près, il expliquait avec des chiffres, des statistiques, des graphiques et toute une panoplie symbolique dont riaient niaisement, comme s’ils les comprenaient, quelques maîtres d’école venus là pour se faire voir et boire à l’œil, que c’était la foule, rien de plus, qui l’avait rendu malade à rendre l’âme et ce que métabolise l’intestin après le repas une fois de plus ingurgité. Il y avait un loqueteux  (peu lettré selon les normes académiques ) qui le plaignait à voix basse et priait un peu pour le repos de son âme.

Photo Julie Ladret

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