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Parfois en rafales
Dans l'ombre du soir
De lointaines images
Sans prévenir
Conviant l'infinie solitude
Se font des mots déshabillant
La nudité
La vanité.

Formes oscillatoires
Hésitantes et capricieuses
Lendemain qui s'éloigne
Vernis de regards où mes yeux
Jadis soutenaient le voyage
Rictus des passés
Quand la fleur a fané

Alors les mots du soir livrent une parole
Elle se glisse, elle se tord,
Toi seule peux l'accueillir
Elle envahit ton corps
Elle impose 
Si loin de tes romances
Une vérité lourde
Et se gratifie l'audace
Pour espérer te sauver.

Ta vie fut un roman
Le roman de ta vie
L'as-tu vécu ?
L'as-tu écrit ?
La page est plage
A l'encre blues
A l'encre bleue

C'est Océan qui parlera.

Le bleu est la couleur du ciel
Le bleu aux mosquées des merveilles
Le bleu des grands maîtres verriers
Le bleu inonde tous les dieux
Et si absents ce soir.

Je suis le petit bleu
Celui qu'on désignait sans expérience
Le petit bleu du télégramme urgent des amoureux
Le bleu du salopard qui en fit des couleurs
Sur mon visage et sur mon corps
Le bleu de mes photos, les portes bleues de Tours
Le bleu de mes bleus est plus bleu encore
Il charrie des eaux du monde aux veines
Charrient, le sang de la vie.

Photo Julie Ladret

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Bogaerts Alain 31/08/2019 17:15

Étonnante beauté, votre poème est de ceux que l'on n'oublie pas. Merci Christine.