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Le bois craquelle dans le feu. Je le regarde se tordre et rougir sous les flammes jaunes et bleutées. Jamais je ne me lasse. Douceur de ce spectacle d’une infinie beauté. La chaleur épaisse qui se dégage de l’âtre m’envahit. Elle m’enveloppe de bien-être. L’essentiel est là. La vie est là. Je pourrais rester des heures, collée contre la cheminée, sans éprouver le moindre ennui, émerveillée par les flammes dansantes et les braises rougeoyantes. Je pense à Maman, ce petit bout de femme que je vénère. Je l’aime tant. Je pense à son amour incommensurable que j’aurais aimé transmettre à un enfant, MON enfant. Je pense aux valeurs qu’elle m’a inculquées. Maman est aimante et généreuse, elle est la mère dont chaque enfant rêve en secret. Comment un aussi petit corps peut-il abriter une si grande âme ? Je pense à la solitude qu’elle subit sans jamais se plaindre, à son cœur qui saigne pendant que je veille Papa en maison de retraite. Elle attend qu’il revienne à la maison, j’attends qu’il s’éteigne enfin et, quand je rentre le soir, je lui épargne la vérité. Je la préserve autant que faire se peut. Alzheimer me rend service sur ce coup-là, Maman n’a plus la notion du temps et beaucoup de choses lui échappent. Il ne lui échappe pas que Papa n’est plus là. Il suffit de voir son visage et ses yeux éteints pour comprendre. Pourquoi l’Enfer sur mes parents ? Pourquoi cette lente agonie ?

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