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Sire Loup roupillait, au fin fond des forêts,

Digérant son quatre-heures : un gigot d'agnelet,

A l'ombre d'un bouleau, le ruffian ronflait fort...

Ses forfaits, ses méfaits ? pas l'ombre d'un remords !

En ce vert  paradis où le ruisseau murmure,

Où le zéphyr taquin chante dans la ramure,

Voici que retentit, quel horrible fracas !

Un air tonitruant, pas un air de polka...

Réveillé, en sursaut, le loup fit un grand saut,

S'écriant sapristi, et qui aperçoit-il 

Lorsqu'il ouvre ses cils ?

 ( et non point Cécile )

Devant lui, un mouton petit, un ovin minuscule

Soufflant dans un bidule, ce truc à la noix

Que l'homme appelle harmonica.

" Qui te rend si hardi d'ainsi troubler ma sieste ?

Casse-toi, Ô bouffon sans demander ton reste !"

Dit l'animal plein de rage.

Mais l'agneau souriait, se moquant de l'orage.

Des profondeur de son habit de laine,

L'ovin tire un bouquin, oeuvre de La Fontaine.

Livre de collection

Reliée en peau de mouton.

" Le loup et l'agneau, fable Dix...livre un...

C'est toi sombre salaud, qui bouffa mon frangin ! "

Lors, avant que loup puisse esquisser un geste, 

L'agneau sort un six-coups des tréfonds de sa veste.

Le loup, lorsque l'agneau le bute,

Avant d'aller chez Belzébuth

Soupire : " ce monde devient dingue !

la loi des forêts, c'est la loi de la jungle...

De nos jours les moutons même portent un flingue " ! 

 

Note de l'auteur : L'agneau de La Fontaine avait bien un frère. Et cet agneau n'a jamais au loup : " je n'en ai point". Tout le monde peut se tromper, même La Fontaine !

 

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