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Bon, inutile de te signifier que ce n’est pas l’envie de te souhaiter quoi que ce soit pour cette année qui s’annonce -hormis peut-être de la terminer… enfin ça dépend en fait - qui me fait prendre le Bic ce soir… Mais bel et bien l’envie d’écrire, tout simplement. Cela dit, vu que la saison s’y prête, je vais faire ça genre « vœux de fin d’année », ou de début là… tu as raison. Je vais essayer quoi. C’est toujours la même rengaine tu sais, au bout du compte, tu liras ce qui sera venu… et comme ce sera venu. Tu penses, je n’ai rien préparé. Pas même une note ou deux, une phrase ou juste un petit mot sur un coin de page. Le cahier est neuf en plus. C’est mon aînée qui me l’a ramené d’une virée à Charlemagne. Un putain de beau cahier Monstre ! Noir. Un Clairefontaine ! C’est sûrement un de mes seuls… ou le seul. Je regarderai ça dans les archives. À oui, mon aînée fait des virées à Charlemagne pour se divertir… C’est mieux que sur YouPorn… C’est plutôt rassurant.

Alors voilà, bonne année Monstre ! Non, je déconne. C’est quoi une bonne année d’ailleurs ? Celle durant laquelle tu vas enfin avoir tes cents balles en plus sur ton « net à payer » ? Tu sais, cet échelon, ce grade ou cette étiquette pour lesquels t’as sucé plus de bites que la doyenne du plus ancien bordel de Pattaya ; ces cents putain d’euros que t’attends depuis quatre ans ; ceux pour lesquels tu fermes bien ta gueule quand ton « supérieur » qui a le quart du QI d’un bigorneau consanguin se permet de te prendre de haut, voire de t’insulter ; tu sais Monstre, cet objectif ridicule qui te permettra, au mieux, de te payer un peu de parfum ou autre maquillage ? Ou alors, une bonne année, c’est celle qui voit le Monde manger à sa faim ? Tu sais, l’utopiste, l’impossible, l’inconcevable ? Une bonne année, Monstre, c’est une année fleurie de compréhension, d’ouverture d’esprit ; une année pétrie de partage et de tolérance ou c’en est une seulement pour ta face de mongolien figé dans la pré-puberté qui n’osera jamais regardé plus loin que ses orteils atrophiés par peur de se perdre ? C’est vrai ça bordel !… c’est quoi une foutue bonne année ? C’est celle qu’on ne verra jamais ? Certes ! Alors, Monstre, à quoi bon te la souhaiter ? Et puis, comme ça, entre nous, si tu penses que c’est l’autre, la fameuse bonne année, celle bonne pour toi, j’ai d’autres choses à te souhaiter que du bonheur je crois… Des choses que t’as pas vraiment envie de lire. À vrai dire, ça me fait même un peu mal à ce qui semble me rester de conscience que tu sois encore là… à lire ça.

Du coup ça va ? C’étaient des vœux ça ? Non hein.. ? Je m’en doutais un peu… Alors, Monstre, je te souhaite de crever dans la nuit simplement parce ce que t’es assis là, juste à côté de moi dans ce bar où j’avais prévu de ne pas aller ce soir ! Je te souhaite de crever dans la nuit car d’après mon ouïe, tu fais beaucoup trop de bruit ! La raison te paraît futile ? Elle l’est ! Mais bon, je n’en n’ai rien à battre. J’ai envie de te dire « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre ! »… 
Purée, Monstre, on en était où ? Les vœux ? Ah oui, j’avais zappé à cause de l’autre con qui gueule à côté là !

Alors, les souhaits… et puis merde vé ! J’ai rien à te souhaiter moi. Fais comme tu peux, ce sera déjà ça. Puis t’as rien à me souhaiter également. Pour moi, une bonne année, ce sera celle où je verrai ce Monde tel qu’il est se noyer dans sa fange ! Celle où je verrai ses fondations s’effondrer et brûler pour que je puisse enfin aller pisser sur leurs cendres. Et en attendant ? Bah je noircis des pages… et j’apprends à nager.

Allez Monstre, à la prochaine… ou pas.

Photo Julie Ladret

 

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