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Publié par elsapopin

Depuis le XXème siècle de nouveaux murs en pierres ou de barbelés ont été dressés pour établir des frontières entre les états. Pour séparer les communautés, empêcher l'émigration,  les trafics, l'infiltration des terroristes...Est ce un bien, un mal une erreur...Difficile de répondre, une chose est sure les murs empêchent toute communication, tout échanges  surtout ne règlent souvent aucun problème...

Des murs en Europe

 

 

 

Un mur de la paix à Belfast, Irlande du Nord 

Les Peace walls ( murs de la paix ) désignet en Irlande du Nord des barrières de séparation construite pour beaucoup à Belfast pour séparer les quartiers catholiques irlandais des quartiers protestants anglais avec pour volonté de limiter la violence entre les deux communautés. Certaines portions du murs ne s'étendent que sur quelques centaines de mètres mais d'autres font plus de cinq kilomètres. Les tensions entre catholiques et protestants s'étant fortement atténuées ces dernières décennies, en mai 2013 , le gouvernement nord-irlandais s'est engagé à détruire le mur sous dix ans.

En France, le mur " anti-migrants  " de Calais  

Le mur anti-migrants c'est ainsi que le gouvernement anglais nomme le mur construit en 2016 aux abords de l'autoroute A216 ( rocade portuaire de Calais ) afin de mettre fin à l'afflux de migrants vers le Royaume-Uni. Il s'agit d'un mur de 4 mètres de hauteur  et d'environ un kilomètre. L'ouvrage a coûté 2,7 millions d'euros financé par le Royaume-Uni. Il complète les dispositifs déjà existants : 50 kilomètres de barbelés autour du port et autour du tunnel  pour empêcher les migrants de monter à bord de camions à destination du Royaume-Uni.

Sur l'île de Chypre 

Depuis 1974, la " ligne verte " ou " ligne d'Attila " est une zone démilitarisée contrôlée par les casques bleus de l'ONU sert de séparation entre la République turque au nord de l’Île et la République de Chypre ( seule reconnue par la communauté internationale et la  France ). Cette clôture qui coupe l’île en deux s'étend sur 180 km.

En Espagne , les barrières de Ceuta et Melilla

Construits par l’Espagne entre 1998 et 2001, ces murs protègent les deux enclaves espagnoles face aux migrants qui transitent par le Maroc pour gagner l’Europe.

En Italie à Padoue

Le 10 août 2006, la ville Padoue ( Vénétie ) érige en quelques heures un   " mur de la honte " une barrière en acier de 84 m  de long et 3 mètres de hauteur  pour transformer un quartier de migrants en ghetto. Officiellement il s'agissait selon les autorités d'un moyen de limiter voir de mettre un terme au trafic de drogue.

 

En Grèce pour limiter l’afflux des migrants

En 2012, en Grèce, une des principales portes d’immigration, submergée par  l’afflux d’immigrés, a érigé des barrières sur 13 km sur sa frontière avec la Turquie pour empêcher les migrants et demandeurs d’asile de pénétrer dans l’espace Schengen. Il s'agit du plus grand mur  de séparation en Europe. La clôture a fait baisser le nombre de passages dans cette zone de 90%.

 

Des murs en Afrique

Ces dernières années des murs sont apparus en Afrique pour renforcer la sécurité aux frontières de certains pays ( guerres, terrorisme...)

En 2015, le Kénya commence la construction d’un mur  sur sa frontière avec la Somalie, pour des raisons de sécurité. La même année, la Tunisie a fait de même avec la Libye, pour se prémunir contre les infiltrations terroristes.

En 2016, le Maroc et l’Algérie érigent un mur le long de leur frontière. Le Maroc pour lutter contre la menace terroriste que les dirigeants algériens n’arrivent pas à endiguer. Pour l'Algérie le mur est un moyen de contrer le trafic de drogue venant du Maroc.

 

Des murs sur le continent américain

Au nord le mur américain sépare les Etats-Unis et le Mexique. Très polémique, il a été érigé par les Etats-Unis pour protéger leur frontière méridionale, la plus traversée au monde. C'est en 2006 que l'idée d'un mur intégral est né ( après le 11-Septembre mise en place du  Secure Fence Act ). Long aujourd’hui de 1 050 km, il a pour objectif est de lutter contre l’immigration clandestine et le trafic de drogue, et devrait atteindre 3 200 kilomètres. Les Etats-Unis expulsent plusieurs centaines de milliers d’immigrants clandestins chaque année. Aujourd'hui le président Trump souhaite renforcer ce mur en en construisant un encore plus imposant ce qui crée des tensions non seulement avec le Mexique et la communauté mondiale mais aussi entre les américains pro et anti mur.

 

Le second mur commencé en 2007 est lui situé en Amérique du sud . Il est construit par le Brésil,  qui cherche à se barricader, sur ses frontières avec la Bolivie et le Paraguay, pour lutter contre l’immigration et les trafics de drogue. En 2013, le Brésil  a annoncé la construction d’autres barrières avec l’Argentine, la Colombie, le Suriname, le Pérou, l’Uruguay, le Venezuela, en invoquant les mêmes raisons...L'arrivé de Bolsonaro au pouvoir va sans doute encore accentuer cette volonté de séparation et d'isolation.

 

Des murs en Asie et au Proche Orient 

 Avec le Proche-Orient et le Moyen-Orient, l’Asie est la championne des murs et barrières en tous genres.

En Asie

-Depuis 2006, un mur de 1 416 km sépare la Chine de la Corée du nord pour lutter contre l’immigration clandestine.

- Erigé par New Delhi de 1993 à  2013, haut de 3 mètres, fait de briques ou d’une double clôture de barbelés, le mur qui sépare l’Inde du Bangladesh court sur 3 200 km et coupe des villages en deux. L’Inde a justifié sa construction, légale au regard du droit international, par « la lutte contre l’infiltration terroriste, l’immigration clandestine et la contrebande 

- Depuis 2004, une clôture construite par l’Inde, longue de 550 km  divise le Cachemire en deux pour matérialiser la ligne de contrôle établie dans le conflit militaire avec le Pakistan et  limiter les intrusions des séparatistes islamistes. Situé dans l’Ouest de l’Himalaya, c’est le mur le plus haut du monde.

L’Ouzbékistan, lui un pays totalement emmuré dont on parle peu.

Au Moyen Orient

Israel / Palestine

En 2002, en pleine Intifada, Israël entame la  construction  en Cisjordanie d'un ensemble de murs, une « muraille de protection », appelée côté israélien « barrière antiterroriste », « grillage de séparation », ou encore « clôture de sécurité » (« security fence »), longue d’environ 730 km, haute de 8,50 m, avec pour  objectif déclaré de protéger la population israélienne en empêchant physiquement toute « intrusion de terroristes palestiniens » sur son territoire. Pour les Palestiniens, il s’agit du « mur de l’apartheid », du « mur de la ségrégation ". La communauté mondiale reste divisée sur la construction de ce mur qui reste néanmoins pour la majorité  " un mur de la honte ". 


 L’Arabie saoudite et ses remparts : La barrière de sécurité entre l'Arabie saoudite et l'Irak
Le royaume islamique sunnite a érigé, en 2003, un mur de 75 kilomètres de long pour empêcher les Yéménites d’immigrer sur son territoire et pour aussi se protéger et pour tenter de dissuader l’immigration clandestine venues des Emirats arabes unis et du sultanat d’Oman depuis 2005.  
  En 2015, l’Arabie saoudite a relancé la construction lancée en 2006 d’une immense barrière de sécurité, longue de 965 kilomètres, équipée des technologies les plus avancées, à sa frontière avec l’Irak, pour contrer Daech et ses terroristes.

En Iran 

En 2010, l’Iran a entamé la construction d’un mur de ciment surmonté de fils barbelés de 700 km de long à la frontière afghane. Surnommé « mur de l’Apartheid », ce mur  veut lutter contre la drogue. Il se poursuit le long de la frontière pakistanaise.

En Turquie

En août 2015, l’armée turque a érigé un mur de protection le long de la frontière avec la Syrie, à Reyhanli dans la région d’Hataypour, après la multiplication des attaques dans le sud du pays. Un épais mur en béton de trois mètres de haut sur 7 kilomètres de long, doit empêcher toute intrusion de djihadistes de l’organisation Etat islamique (EI) en Turquie depuis la ville syrienne d’Alep, située à quelques kilomètres.

( Sources : AFP. Atlas des frontières, Bruno Tertrais, Delphine Papin, Ed. Arènes, 2016. Wikipedia. Histoire des murs, Grande Muraille, le mur de Calais ;  Claude Quétel, Perrin, 2014. Quotidien Sud Ouest (voir l'article : Ces murs qui séparent les hommes à travers.." )

 

 
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