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Si Jeanmarine avait été au pouvoir, a-t-elle déclaré, il n'y aurait pas eu de gilets jaunes. Elle n'a pas tort, il n'y aurait eu que des chemises brunes.

Devant les sénateurs, Alexandre Benalla a refusé de répondre aux questions. Pour les Zeusistes « animant » le grand débat, c'est l'inverse : ils ne posent pas de questions mais donnent les réponses.

Dans les dossiers du Canard qui, comme à l’accoutumée, présentent une rétrospective de l'année écoulée : en septembre, Gérald Darmanin, à propos du prélèvement à la source : « le Président de la République a dit « in petto » pardon, « ex voto », dans le secret des réunions que j'ai avec lui ... qu'il avait l'intention de faire la réforme ». Il est bien difficile de se faire entendre de qui que ce soit lorsque l'on dit quelque chose « in petto ». Quant à « ex voto », même s'il se prend pour une divinité, on ne peut pas encore offrir un objet ou une formule pour remercier le Président.

Dans la même veine : Bernard Laporte, quant à lui, s'était dit naguère très content de découvrir les Antilles « de vive voix ». Je sais, je l'ai déjà écrit à l'époque mais je n'ai pas pu résister à l'envie de faire le rapprochement avec l'actuel ministre de l'Action et des Comptes Publics.

Puisqu'on en est à Laporte, restons-y un instant : il rejoint Cyril Hanouna sur C8 pour la nouvelle émission « Balance ton post ! » ( où Marlene Schiappa a été invitée, participant ainsi au grand débat. Hanouna veut même inviter le grand Zeus himself ). Selon une certaine Madame Thiébaud, « il ( Laporte ) vient, comme quelqu'un d'érudit, de cultivé, de brillant, pour apporter ses réponses et ses controverses. » J'ignore qui est cette dame Thiébaud mais il ne semble pas que ses propos soient à prendre au deuxième degré.

Tout autre chose : si la première partie de l'émission de Karim Rissouli « C politique » ( dimanche 27 janvier) a été consacrée aux gilets jaunes et aux foulards rouges ( qui se prennent pour les gaullistes de Mai 68 mais ne font pas recette : quelque 10 000 participants à leur manif ), dans la deuxième il a été question de la lutte pour le climat. Les jeunes montent au créneau.Témoin le discours de Greta Thurnberg, une Suédoise de 16 ans, qui est intervenue lors de la COP 24 en Pologne, avant de se rendre à Davos ( en train, rapport à la pollution ). Elle a déclenché dans son pays une grève des élèves reconductible chaque vendredi pour sensibiliser au problème son gouvernement et ceux d'autres pays, et cela a fait tache d'huile ( en Australie, en Angleterre … timidement en France ). Le moins que l'on puisse dire est qu'elle n'a pas froid aux yeux et qu'elle donne de l'espoir. Quelques extraits de son discours à Katowice :

« Notre biosphère est sacrifiée pour que des personnes dans des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe »

« Imaginons ce que nous pourrions faire ensemble si nous le voulions ».

« Vous n'êtes pas assez matures pour dire les choses comme elles sont ».

« Je tiens à la justice climatique et à une planète vivante ».

Nous devons laisser les énergies fossiles dans le sol et nous devons nous concentrer sur l'équité ».

« Et si les solutions sont incompatibles avec notre système, alors peut-être devons-nous changer de système ».

À 16 ans : absolument impressionnant !

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Laurent de Coudenhove 06/02/2019 02:19

Oui, heureux cette petite note d'espoir. Je serais d'avis que le vote d'un jeune compte pour dix et que le vote d'un centenaire ne compte que pour 1. Deux raisons : le monde appartient aux jeunes et pire les vieux ont tendance à s'aigrir avec le temps.