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O cruauté des impétueuses vagues,
Mer variable, où toute crainte abonde,

Cause mouvant, dont trop cruelles dagues
L'ont fait périr de mort tant furibonde.
Si haut désir de connaître le monde
T'avait transmis si gentil personnage,
Las ! fallait-il qu'en la fleur de son âge
Par-devers toi si rudement le prinses,
Sans plus revoir la cour des nobles
Princes,
Où tant il est à présent regretté ?

O mer amère, aux mordantes espinces ;
Certainement, ce qu'arrêtes et pinces,
Au gré de tous est trop bien arrêté.

Poèmes en juin  : Clément Marot - A la mer
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