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Publié par Carmen Montet

 

Un petit garçon nommé « Pascalou «, attendait son ami : le lapin de Pâques. C'était le petit lapin qui l'avait aidé l'an dernier et toutes les années précédentes, à chercher et à trouver dans son jardin tous les œufs qui y étaient cachés.

Pâques était arrivé avec les cloches mais l'enfant n'avait pas vu le petit lapereau. Il l'avait attendu longtemps. En vain. Alors il le chercha dans les prés, dans la maison, pensant que, peut-être,  le lapin, très coquin, lui faisait une blague et se cachait. Il fouilla toutes les pièces, la cave, le garage et se rendit même dans le grenier.

Il ne le trouva pas... mais il découvrit un vieux vélo rouillé qui avait trois roues et une étrange sonnette qui ne sonnait pas mais qui avait un cadran avec quatre gros numéros : 1,2,3, 4 et une flèche noire, et un bouton qui tournait.

Non, ce n'était pas une montre, Pascalou en était sûr : elle ne faisait pas « tic tac »...et les heures n'étaient pas indiquées. Alors le garçonnet grimpa sur la bicyclette et tourna le bouton pour avancer la flèche jusqu'au numéro 1. Il se produisit aussitôt un phénomène étrange : l'enfant et l'engin furent propulsés dans le temps et l’espace. Le garçonnet se retrouva tout couvert de neige dans la chambre du...Père Noël.
- Que fais-tu là ? s'écria le père Noël en colère. J'ai travaillé toute la nuit et j'ai livré tous les cadeaux, le tien aussi, je te reconnais, pas de réclamation ! Allez, laisse-moi dormir je suis épuisé !
Pascalou, très ennuyé, rougit et s'excusa, puis il tourna à nouveau le bouton de la sonnette jusqu'au chiffre 2 cette fois-ci, pensant qu'après Noël, c'était la fête de Pâques qui viendrait...et qu'il aurait ainsi plus de chance de retrouver le lapin, son ami.

Instantanément le petit garçon se retrouva dans un immense  jardin rempli de gens: une belle fête y avait lieu avec des danses, des fanfares, un défilé de militaires mais aussi de majorettes, de musiciens. Tout le monde était habillé de trois couleurs : bleu blanc rouge. Il faisait très chaud et Pascalou suffoquait ; sur un podium on dansait la Carmagnole. Les drapeaux tricolores volaient au vent. L'enfant s'approcha d’une fillette et lui demanda :
- As-tu vu le lapin de Pâques ?
La fillette écarquilla les yeux et lui dit :
- Pâques ? Mais d'où sors-tu ? C'est la fête nationale aujourd'hui : le 14 juillet ! On fête la prise de la Bastille ! Pâques est déjà passée. Tu te sens bien ? Tu as l'air d'avoir bien chaud ? lui lança-telle, inquiéte de le voir si rouge et en sueur.
Pascalou ne répondit rien, s'éloigna rapidement et rejoignit son vieux vélo rouillé. Il actionna pour la troisième fois le bouton de la sonnette et fit glisser la flèche jusqu'au chiffre 4, espérant revenir en arrière...D'un coup,  il se retrouva dans une forêt et c'était...l'automne. Les couleurs étaient merveilleuses : les bruyères mauves couvraient les collines, les arbres jaunes, dorés, rouges, bougeaient légèrement au vent frais qui les frôlait. Des tapis de feuilles mortes recouvraient la terre.

Alors Pascalou vit  des groupes d'enfants déguisés en citrouilles, sorciers, sorcières et autres déguisements à faire peur s'approcher de lui.
-Dis-moi , as-tu vu le lapin de Pâques ? demanda-t-il à un petit garçon roux portant un déguisement de citrouille.
Le petit garçon le regarda bizarrement  et éclata de rire :

- Eh, les copains, venez, voir  ! S'écria t- il ! Il cherche un déguisement de lapin de Pâques !HA HA HA !!!
- Mais c'est Halloween ce soir ! Lui expliqua une petite fille ! Tu sembles perdu, en tout cas aucun lapin ce soir.

Pascalou, déçu, regarda les enfants rire tandis qu'il s'éloignait. Il reprit son vélo et disparut. Quelques mètres plus loin à l'abri de tous, il posa sa bicyclette, s’essuya le front, et réfléchit :

- Voyons j'ai actionné les chiffres 1,2 et 4.Il ne me reste que le chiffre 3. Mais oui ! s'écria t -il ravi ,C'est cela ! Je vais me retrouver au printemps avec la fête de Pâques.

 Il indiqua le chiffre 3 sur le cadran du vélo et comme par magie se retrouva propulsé sur une immense place où  il faisait un froid de loup : c'était l'hiver à n'en pas douter : il y avait un grand feu de joie sur la place et un pantin brûlait sous les rires et les chants de la foule. Tout le monde portait des déguisements.. Des pétards éclataient de partout.

On partageait des beignets, des bugnes, des crêpes. Toutes ces sucreries sentaient si bon ! Tout le monde semblait heureux, tous sauf Pascalou qui se mit à pleurer à chaudes  larmes :
- Je suis perdu dans le temps ! Jamais plus je ne retrouverai mes parents. Je n'aime plus ce vilain lapin de Pâques qui m'a fait quitter ma maison et tous ceux que j'aime......
Comme il sanglotait amèrement dans son coin, une vieille dame s'approcha de lui :
-Que t'arrive-t-il,  mon enfant ? demanda-t-elle.
Il reconnut ce visage aimable : c'était celui de sa grand-mère.
- Grand-mère, je veux retourner à la maison !
La vieille dame lui sourit et disparut au milieu d'une épaisse fumée noire tout droit venue de monsieur Carnaval, Pascalou avait peine à respirer. Il se mit à suffoquer : 

- Maman maman au secours !!!!
- Pascalou Pascalou, réveille-toi !

 

C'était maman à son chevet :
-Eh bien, tu as fait un vilain cauchemar !.. Réveille-toi à présent ! Va te laver et prends ton petit déjeuner. Tu es le dernier. Tes cousins et cousines sont déjà prêts dans le jardin, pour la chasse aux œufs . Allez, paresseux ! Fais vite sans quoi,ils partiront sans toi . C'est Pâques aujourd'hui !

Pascalou se leva d'un bond, poussa le volet de sa fenêtre pour dire bonjour à ses cousins. et là, il aperçut, caché derrière un rosier, le

petit lapin de Pâques qui lui lança un grand clin d’œil pour lui dire :
- Alors ! dépêche-toi ! je t'attends !

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