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Publié par Pierre Thevenin

De contempler au vent la forêt qui ondoie, 

Toutes  feuilles dehors, quand le printemps verdoie,

Que le bord des sentiers fleure la renoncule,

Je brûle.

Avec les bancs de brume qui, là-bas, tout au fond,

Dans les derniers rayons peu à peu se défont,

De connaître à nouveau le goût du crépuscule

Je brûle.

De suivre, nonchalant, le ruisseau tout en moire

Dont le courant léger clapote en ma mémoire,

Puis de m'y reposer, bayant aux libellules,

Je brûle.

Et, comble de bonheur, au hasard du chemin

Dans la mienne serrée de retrouver ta main,

Ton amour dans le mien, loin de toute férule,

Je brûle.

Ainsi ai-je le cœur un peu moins à l'étroit

Puisqu'au moins de rêver il me reste le droit,

Mais à la vérité, tout seul dans ma cellule,

J'ai froid.

 

L'Ardeur - Printemps des poètes 2018 - Pierre Thévenin - Je Brûle
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