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Publié par elsapopin

Il y a des circonstances où écrire, c'est résister; les prisonniers et prisonnières palestiniens-ennes ont besoin de savoir qu'on ne les oublie pas, que malgré la désinformation et les chantages, le monde parle d'eux, d'elles.
Dans la Loire,comme dans toute la France et dans beaucoup d'autres pays, de nombreuses correspondances ont été établies, par le biais d'associations, avec des hommes et des femmes que l'occupant israélien a placés en détention, sous prétexte de "sécurité", en réalité pour faire pression sur eux et leurs familles et décourager ainsi toute tentative de révolte, bien souvent d'ailleurs sans leur signifier le moindre chef d'accusation. Presque systématiquement, les personnes arrêtées sont emmenées loin de chez elles, de façon totalement illégale, et retenues dans des prisons en Israël.

Pourtant,le courrier arrive à se frayer un chemin. Beaucoup des lettres que nous écrivons finissent par arriver à leurs destinataires et, parfois, des réponses nous arrivent aussi. En Arabe, en Anglais, parfois même en Français, car il ne manque pas de traducteurs, tant la solidarité sur place est forte, et la conscience que tout vaut mieux que le silence ; les deux documents joints sont des témoignages de ces échanges par lesquels les prisonniers expriment et déjouent à la fois leur solitude : le poème "feu et flamme" a été écrit en prison par une jeune femme, le nom a naturellement été changé. Le dessin est un hommage d'un prisonnier à sa soeur qui vient de réussir son diplôme, un signe d'amour et d'espoir.

 Vendredi 22 mai,à l'initiative de l'association France-Palestine solidarité, un certain nombre de ces "parrains" épistoliers se retrouveront à partir de 18h30, à la maison d'animation de La
Cotonne/Montferré (place Bobby Sands)
,pour échanger sur cette correspondance, ce qu'elle peut apporter, les difficultés auxquelles elle se heurte, et sur les moyens d'intensifier le soutien aux prisonniers palestiniens.Mais il n'est pas nécessaire d'avoir déjà un correspondant pour participer : 

les présents pourront visionner un documentaire, "La Case prison",recueillir des informations, et peut-être certains éprouveront-ils ensuite le désir d'écrire à leur tour à une personne en détention ; 'association leur fournira alors les moyens de le faire.

Aidez-nous à briser le silence sur le sort de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants - dont certains très jeunes- soumis à une occupation féroce et qui bien souvent n'ont jamais su ce que c'est que de vivre libre et en sécurité dans son pays.
Ecrivez-leur...

 

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