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Publié par P Thevenin


Ce n'est pas encore en application mais  cela ne saurait tarder. La transformation de l'ISF en ISI ( impôt sur la fortune immobilière ) est un cadeau inestimable aux « premiers de cordée » qui, c'est sûr, vont injecter le fric ainsi préservé dans l'économie réelle et surtout ne pas le mettre au chaud dans les paradis fiscaux. C'est aussi faux-cul que de demander aux propriétaires de réduire leurs loyers de 5 euros pour compenser la diminution  de l'APL. Le pauvre type qui aura hérité d'une belle maison risque d'être soumis à cet impôt tandis que les gros pleins de sous pourront se payer des yachts ou des jets particuliers sans être taxés. Et puis, leurs biens immobiliers, ils peuvent s'arranger pour les refiler à des sociétés écrans fictives ( cf Balkany ). Pour le calcul de l'ISF déjà, les œuvres d'art n'étaient pas prises en compte. Elles ne le seront évidemment pas non plus pour celui de l'ISI. Or, j'ai appris en regardant l'émission « Entre les lignes » sur La Chaîne parlementaire, le samedi 21 octobre, que la valeur des tableaux et autres sculptures avait augmenté de 1400% en 17 ans ! Notons que seules les œuvres d'art plastique représentent un placement financier. Et quand on sait qu'il faut des expertises à n'en plus finir pour authentifier une peinture originale, ça laisse perplexe. Si une reproduction est bonne, pourquoi n'aurait-elle pas la même valeur artistique ( artistique, pas marchande !) que son modèle ? Les musiciens et écrivains ne seraient-ils pas des artistes ? Une chanson ( bien ou mal ) reprise par des interprètes génère des droits d'auteur, c'est normal, mais ceux-ci n'ont jamais augmenté de 1400% !
 

 

Guéant, avec ses deux toiles prétendument vendues pour 500 000 euros a donc joué petit bras. À ce propos, deux journalistes de Mediapart, Fabrice Arfi et Karl Laske, viennent de publier un livre sur le financement libyen de la campagne du pygmée en 2007. Ils sont venus en parler le vendredi 20 octobre sur FRANCE INFO. Si, pendant la campagne, le marchand de tableaux avait loué une chambre forte à l'agence Opéra de la BNP, ce serait, a-t-il déclaré, pour y planquer les discours du petit, des discours d'une valeur inestimable, comme on a pu l'entendre de meeting en meeting.    Au cœur de l'affaire ( c'est le cas de le dire ) on retrouve l'intermédiaire Ziad Takkiedine, déjà homme clé dans l'histoire plus ancienne de Karachi et qui aura donc bien mérité de la République occulte. De là à établir un lien entre les millions d'euros clandestinement perçus et la guerre en Libye d'où, une fois Kadhafi dessoudé ( pour qu'il ne parle pas ), Français, Anglais et Américains se sont retirés, y laissant l'indescriptible chaos que l'on sait et ouvrant un boulevard à Daech, il n'y a qu'un pas. Si les rosbifs et l'oncle Sam ont reconnu que cette intervention était un erreur, rien de la sorte du côté de l'ex-Élyséen. Pour les deux journalistes, c'est aussi grave que les « armes de destruction massive » de Bush et constituerait le plus gros scandale dans l'histoire de la Cinquième République. Rien que ça !
 

 

L'ex-candidate du peuple aurait, à l'entendre, raté son rendez-vous avec les Français lors du  fameux débat. En réalité, elle a plutôt raté sa vocation de fille à papa. Elle et son parti se retrouvent à terre, et sans doute pour longtemps. Sa Nousvoilà de nièce est la seule qui pourrait lui dire « ôte-toi de là que je m'y mette » mais ce n'est pas une grande dédiabolisatrice. C'est pourquoi je ne regrette pas, malgré tous ses défauts, d'avoir voté Zeus 1°.

" La Boudin de la République "a annoncé son retrait de la vie politique. Sale coup pour son cousin germain qui va devoir se la farcir à longueur de journée.

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