Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

… Une autre d’une autre maniere.
Un serpent avait sa taniere
A l’huis d’un paisan bucheron :
L’enfant du paisan ne s’avise
Qu’il marche la beste surprise
Qui le mordit par le talon.
Le venin dans les veines glisse :
Et soudain sa froide malice
Montant jusqu’au cœur l’estouffa.
L’enfant mourut : le pauvre pere
Et de douleur et de colère
Contre le serpent s’eschaufa.
Pour vanger son fils, sa congnée
Il a sur le champ empoignée,
Se plante au goulet du serpent.
Et tant attendre delibere,
Que celle méchante vipère,
S’elle sort, il tue l’attrapant.

Elle de son meffait coupable.
Cauteleuse et non decevable,
Guette autour devant que sortir.
Le pere, hastif de vengeance.
Un coup de sa congnee elance
Cuidant la beste mipartir.
Mais il la faillit, car la teste
De la beste à se plonger preste.
Dedans le trou se recacha.
La congnee à faute chassée.
D’une taillade en long tracee,
La roche du goulet trencha.
Ceste vermine ainsi evite
La vengeance et la mort subite.
A jamais du juste courroux
La marque sus le trou demeure,
Qui l’advertist qu’il ne s’asseure.
Aussi ne fait le serpent roux.

 

Tag(s) : #Fables et fabulistes

Partager cet article

Repost 0